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lundi 6 juin 2016

Le fond de commerce d'Ennahdha


Ennahdha ne sort pas de l’islam politique




Rached Kheriji
Deux faces pour une même idéologie islamiste


Préparée avec soin, l’annonce a été diffusée à partir du 20 mai. Grassement payée à coup de millions de dollars, une agence internationale de communication a veillé à ce que les médias du monde entier s’en fassent l’écho en bonne place et soulignent que c’est là une évolution importante et très positive. 

Un vrai « changement » qui dépasse le pays où il a lieu, la Tunisie, et intéresse l’ensemble du monde musulman et la planète entière.

De quoi s’agit-il ?

Réunis du 20 au 22 mai en congrès, les islamistes tunisiens d’Ennahdha ont adopté une posture inédite concoctée par leur président, Rached Ghannouchi.

Ayant constaté que le qualificatif d’islamiste accolé à son parti comporte trop d’inconvénients et limite son expansion, il en est venu à estimer qu’il n’y a que des avantages à le mettre au rancart.

Il veut que les Tunisiens et le monde entier le sachent, et en tiennent le plus grand compte : Ennahdha serait désormais devenu un parti civil, qui se proclame démocratique.

Et Ghannouchi d’énoncer la formule magique que citeront les médias : « Ennahdha sort de l’islam politique pour entrer dans la démocratie musulmane. »

Tunisiens ou non, musulmans ou non musulmans, lecteurs du blog ou non, beaucoup me demandent ma réponse aux interrogations que cette initiative suscite : faut-il prêter foi à cette démarche et qu’annonce-t-elle pour la Tunisie ?

Les islamistes tunisiens peuvent-ils devenir de vrais démocrates ? Au pouvoir pendant trois ans, de fin 2011 à fin 2014, ont-ils montré qu’ils sont à même de gouverner un pays sous développé ?

Ces islamistes tunisiens et leur président ont une histoire qu’il est utile de rappeler. Leur formation a vu le jour au début des années 1980 sous le nom de Mouvement de la tendance islamique (MTI).

Réprimés par un Bourguiba déclinant, puis, après une courte période d’observation et une participation aux élections, par un Ben Ali déterminé à les éliminer, ils ont pris des coups mais se sont signalés par un sens avéré à la violence aveugle et même au coup d’État militaire. Sans succès.

Ils sont donc, à cet égard, les ancêtres des jihadistes d’aujourd’hui, et cela a laissé des traces.

Ceux de leurs dirigeants qui n’ont pas été arrêtés et condamnés se sont exilés en Europe. Ghannouchi, lui, s’est établi à Londres, où il a vécu vingt ans.

Il ne connaissait ni ne parlait le français, mais n’a pas jugé utile d’apprendre l’anglais, de sorte qu’à l’inverse d’un Houari Boumédiène, qui, arrivé au pouvoir, s’est obligé à apprendre le français, et à un Abdelilah Benkirane, chef des islamistes marocains, qui manie le français à la perfection, Ghannouchi ne connaît et ne parle que l’arabe.

Cela le rapproche des Arabes du Moyen-Orient et le distingue de l’écrasante majorité des Maghrébins. Significatif de sa personnalité, ce trait étonne : comment peut-on, au XXIe siècle, diriger un grand parti, et a fortiori un État, si on ne comprend aucune autre langue que la sienne ?
Les Suisses, les Suédois, les Israéliens, les Iraniens, entre autres, le savent bien, dont les dirigeants et leurs enfants s’astreignent au bi-, voire au trilinguisme.

Une question se pose : lorsqu’il sera au pouvoir, car c’est l’objectif qu’il s’est assigné, Ghannouchi favorisera-t-il le bilinguisme ou bien voudra-t-il que les Tunisiens ne pratiquent que la langue arabe ?

Lorsque, le 14 janvier 2011, le régime de Ben Ali est tombé après avoir tenu vingt-trois ans, les islamistes, qui n’étaient pour rien dans sa chute, ont été, comme tout le monde, pris de court. Mais ils se sont vite ressaisis et ont été les premiers à combler le vide : ils se sont rapidement remis en selle, ont fait bonne figure aux élections et ont pris le pouvoir, avec deux comparses : la troïka, dont ils ont été le centre et le moteur, a gouverné le pays pendant trois ans mais n’y a assuré ni la sécurité, ni le fonctionnement de l’économie, ni même la propreté des villes.

Ils ont recruté 300 000 personnes, souvent incompétentes, mais choisies parmi les leurs, alourdissant et déséquilibrant le budget de l’État et de ses sociétés.

Leurs frères jihadistes ont commencé à infester la Tunisie et à en menacer les structures. Ghannouchi a dit alors, la larme à l’œil, qu’ils lui rappelaient sa jeunesse et il les a adjurés... d’être patients. « Attendez que nous ayons en mains tout le pouvoir, que nous contrôlions l’armée », leur a-t-il dit.

Pendant ce temps-là, le pays allait à vau de l’eau et, n’ayant à leur tête qu’un assez bon tacticien mais un piètre stratège, les islamistes d’Ennahdha n’ont gagné ni les cœurs des Tunisiens ni leur confiance. C’est à ce moment-là qu’ils ont vraiment raté le coche pour toujours.

Portés eux aussi au pouvoir, leurs homologues égyptiens, les « Frères musulmans », ayant dérapé plus gravement encore – et plus vite – ont été brutalement éliminés par l’armée du maréchal Sissi et jetés en prison. Ennahdha et ses dirigeants ont pris peur, ont cédé sur la nouvelle Constitution et accepté de quitter le gouvernement. « Faisons deux pas en arrière pour sauver le parti », leur a recommandé à ce moment-là Rached Ghannouchi.

Nous sommes toujours, comme vous le voyez, dans la tactique, celle d’un Ghannouchi plus rusé que stratège. Le gouvernement de la Tunisie a été alors confié à un indépendant, Mehdi Jomâa, qui s’est entouré d’une équipe rajeunie mais inexpérimentée. Elle a tenu convenablement les rênes du pays et l’a conduit sans encombre à des élections qui se sont impeccablement déroulées.
Les Tunisiens en gardent le meilleur des souvenirs. Mais, dans leur majorité, ils ont ressenti le besoin d’avoir un rempart contre les islamistes. Un vétéran de la politique, Béji Caïd Essebsi, s’est avancé pour le leur donner en créant Nidaa Tounes en juin 2012.

Les Tunisiens ont alors décidé de faire de « Si Béji » leur président et l’ont élu le 22 décembre 2014. Les dirigeants d’Ennahdha n’ont pas présenté de candidat contre lui, mais ont tout de même, sans le dire, donné les voix de leurs partisans à son adversaire.

Nous sommes, en ce mois de juin 2016, à la veille d’élections municipales prévues pour 2017 et, surtout, à l’avant-veille d’élections législatives et présidentielle : elles auront lieu en 2019 mais nul n’exclut qu’elles se tiennent avant l’échéance normale.

Le tacticien en chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a refait surface avec son idée astucieuse de renoncer en apparence au label d’islamiste et d’avancer le concept de parti civil, champion de la démocratie musulmane.

On a parlé « d’islamistes autodéfroqués », de « tour de passe-passe », de « ravalement de façade », de magicien de foire qui fait disparaître l’islamiste dans sa main droite qu’il dissimule dans son dos et montre le civil dans sa main gauche qu’il brandit devant vous.

On peut également évoquer la fable de la chauve-souris de Jean de La Fontaine :

Je suis oiseau : voyez mes ailes... Je suis souris, vivent les rats !
Il y a du vrai dans chacune de ces images, car l’auteur principal de l’initiative du 20 mai est un peu tout cela à la fois : on le comprend mieux si on dit que Rached Ghannouchi est la ruse faite homme politique.

Lui et son parti sont des islamistes et le demeureront. Ils ne renient pas l’islamisme, pas plus qu’ils ne se convertissent à la démocratie, et l’on est en droit de leur dire : « Ce que vous êtes parle si fort que je n’entends pas ce que vous dites. »
Mais, au fait, qu’est-ce qu’un islamiste ?

C’est un musulman intégriste qui utilise sa religion indûment et cyniquement pour accéder au pouvoir et s’y maintenir. Intégristes, les uns et les autres le sont, mais à des degrés différents.

Le monde arabo-musulman de 2016 a presque partout à sa tête des islamistes qui l’ont mis dans une situation inextricable et, de surcroît, ont enfanté Al-Qaïda d’abord, Daesh ensuite.

Soudan, Arabie saoudite, Qatar, Gaza et, désormais, la Turquie d’Erdogan forment, avec quelques autres, l’internationale des islamistes.

Et si en Tunisie, Ennahdha dispose d’argent à profusion, le dépense sans compter, c’est parce que d’autres islamistes, déjà au pouvoir, la financent à coups de millions de dollars pour l’aider à revenir à la tête de l’État.

Je m’étonne de constater que le président et le Premier ministre tunisiens laissent sans réagir les valises d’argent étranger venir polluer la politique de leur pays. Et infléchir les résultats de ses élections.

L’avez-vous remarqué ? Les islamologues, qui sont les meilleurs connaisseurs de l’islam, j’en connais deux en Tunisie de réputation mondiale, Mohamed Talbi et Abdelmajid Charfi, ont à l’endroit des islamistes la plus grande réserve et s’en tiennent à bonne distance.

Ces deux derniers s’étaient d’ailleurs tenus, et c’est tout à leur honneur, à la même distance vis-à-vis des dictatures de Bourguiba et de Ben Ali.

Ennahdha, Ghannouchi et leurs collègues se sont donc embarqués, depuis le 22 mai, dans une opération qu’ils jugent habile de fausse conversion : nous avons désormais, disent-ils, deux costumes et deux visages ; oubliez la religion et traitez avec le civil.

Ils croient ainsi berner les Occidentaux, qui les surveillent, et offrir aux Tunisiens un visage plus avenant.

Mais avec quel dessein ? Celui de revenir au pouvoir, de le conquérir cette fois complètement, de faire occuper le palais de Carthage, c’est-à-dire la présidence de la République, par Rached Ghannouchi, au plus tard en 2019, et la Kasbah, c’est-à-dire la primature, par l’un des leurs.

Leur modèle est l’AKP turc et son chef incontesté, lequel sera demain le seul maître du pays : Recep Tayyip Erdogan.

Ce dernier et son parti ont fait croire aux Turcs et au monde entier, au début du XXIe siècle, qu’ils n’étaient plus islamistes et s’étaient convertis à la démocratie. Ils ont conquis les votes des campagnes délaissées par leurs concurrents, puis ceux des villes, et ont gravi les marches du pouvoir une à une.

Ils ont éliminé les généraux gardiens de la laïcité et des fondements kémalistes de la République, et ont proclamé urbi et orbi qu’ils se mettaient au diapason de l’Europe.
Et ce n’est que lorsqu’il a rassemblé entre ses mains tous les leviers du pouvoir qu’Erdogan a écarté les Abdullah Gül et autres démocrates de son parti pour réislamiser son pays et en devenir le maître.
Sans aucun contre-pouvoir digne de ce nom.

C’est exactement ce qui attend les Tunisiens à moyen, voire à court terme, car Ghannouchi, qui ne rêve que de revanche sur Bourguiba et Ben Ali en prenant leur place, a déjà 74 ans.

Que faire pour éviter à la Tunisie de tomber à son tour dans l’escarcelle de l’internationale islamiste ?

Ce que Béji Caïd Essebsi a tenté de faire, qu’il n’a pas fait, ne peut plus (ou même ne veut plus) faire. Créer face aux « ex-islamistes » un parti de gouvernement solide et qui soit le rempart de la Tunisie du XXIe siècle contre les passéistes.

Cette Tunisie, celle de Bourguiba, produira-t-elle, à très court terme, issu de la génération des quinquagénaires nés dans les années 1960, un candidat au pouvoir ?

Pour qu’il soit crédible et suivi, il faudrait qu’il soit déjà connu de l’opinion nationale et reconnu par elle comme un président possible.

Il faut qu’il soit un fédérateur d’hommes et de femmes, qu’il constitue et rassemble autour de lui une équipe de pouvoir.
Les temps ayant changé, ce doit être un démocrate convaincu, ce que n’étaient, hélas, ni Bourguiba ni Ben Ali. 


lundi 29 février 2016

Gros magot maigre butin

TUNISIE


Déclenchée dès le lendemain de la révolution, la chasse aux biens mal acquis du clan Ben Ali-Trabelsi n'aura pas été aussi fructueuse qu'escompté, notamment à l'étranger. Histoire d'un flop.





La villa Québécoise de Sakher el Materi réfugié au Seychelle

Le jour même de la fuite de Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, des villas appartenant aux Trabelsi étaient mises à sac tant elles symbolisaient l’arrivisme exécrable de la belle-famille du président déchu. Quelques semaines plus tard, le 9 février, les Tunisiens découvraient à la télévision, stupéfaits, les images d'une perquisition au palais de Sidi Dhrif, propriété des Ben Ali. Montres de luxe, bijoux, coffres-forts et tiroirs débordant de liasses de dinars et de devises... La prise est évaluée par la Banque centrale de Tunisie (BCT) à plus de 41 millions de dinars (quelque 20 millions d'euros à l'époque).
Dès le 17 janvier 2011, une Commission d'investigation sur les faits de corruption et de malversations est mise en place. Au bout de quelques mois, son président, Abdelfattah Amor, décédé en 2012, acquiert une certitude. « Les familles entourant Ben Ali, déclare-t-il, avaient tous les droits : autorisations indues, crédits sans garantie, marchés publics, terres domaniales. » Il ne croyait pas si bien dire : cette prédation avait amputé la Tunisie de deux points de croissance. Mais si le temps des kleptocrates était révolu, celui des procédures ne faisait que commencer. Le 19 janvier, dans la plus grande discrétion, « une demande d’ouverture d’enquête sur les biens de Ben Ali et de ses proches est déposée par un procureur », rappelle un magistrat du pôle judiciaire. Le même jour, à Paris, Sherpa, Transparency International et la Commission arabe des droits humains portent plainte contre Ben Ali et une dizaine de ses proches pour corruption, détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, abus de confiance et blanchiment aggravé commis en bande organisée. La traque du magot amassé par l'ex-clan au pouvoir, en Tunisie comme à l'étranger, démarre.

Le 14 mars 2011, un décret-loi autorise la confiscation d’avoirs et de biens meubles et immeubles propriété de Ben Ali, de son épouse Leila et de 114 de leurs proches.
Des informations recueillies dans des documents ou via les témoignages de citoyens et d’anciens collaborateurs permettent de dresser une liste non exhaustive de ces biens.
Le temps des kleptocrates était révolu, mais celui des procédures ne faisait que commencer...
avoirs, que l'État réussira à confisquer. Il incombe alors à la commission chargée de la gestion des biens confisqués, sous la tutelle du ministère des Finances, d’administrer lesdits biens en attendant que l’on statue sur leur sort. Ceux qui pensaient que les caisses de l'État allaient être immédiatement renflouées doivent déchanter; aucun des trois gouvernements qui se sont succédé en 2011 ne s'est senti en droit de décider du devenir des biens confisqués, désignant, pour les sociétés concernées, des administrateurs judiciaires - l'objectif pour l'État, qui n’a pas vocation à être gestionnaire de biens, étant de vendre les avoirs saisis.


MANQUE D'EXPERTISE. 

Pendant ce temps, certaines voix s’élèvent pour demander des comptes sur « l’argent qui revient au peuple », dénonçant la lenteur des procédures comme une manœuvre destinée à faire péricliter les sociétés confisquées afin qu'elles soient reprises pour une bouchée de pain. D’autres fustigent le manque d’expertise des curateurs auquel ils imputent la dépréciation des entreprises. Avec la création d'Al Karama Holding pour gérer, mettre en place les procédures de cession idoines selon chaque entreprise et récolter l'usufruit de la confiscation, le gouvernement semble accélérer la cadence. En amont, il lui a fallu créer un cadre légal pour les transferts de propriété afin que l’État puisse en devenir juridiquement le vendeur. Mais cela suppose de trouver les actes de propriété, d’assainir les situations foncières, de commander des expertises, de modifier les statuts des sociétés, de passer un accord avec les investisseurs, notamment étrangers, les actionnaires et les associés, ou encore de retrouver les clefs et les cartes grises des véhicules.

En aval, la Commission des biens confisqués s'attelle avec une extrême prudence à la préparation des appels d'offres. Les premiers dossiers traités sont ceux de la cession des parts détenues par des proches de Ben Ali dans des entreprises actives, fleurons de leurs secteurs respectifs : 65 % du capital du concessionnaire auto Stafim détenus par Mehdi Ben Gaied, alors fiancé de Halima, fille cadette de Ben Ali; 25 % des parts de l'opérateur téléphonique Tunisiana, 60 % d’Ennakl, 100 % d'Ennakl Véhicules Industriels (EVI) et 99 % de City Cars, toutes propriétés de Sakhr el-Materi, gendre de l'ex-président ; 13 % de la Banque de Tunisie et 23,96 % des actions de Tunisie Sucre détenus par Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali. Toutes ces parts changent de mains entre 2012 et 2015. Et le plus curieusement, un clan de la famille semble intouchable jusque aujourd'hui, les freres Mabrouk active dans la banques et les holdings, un empire créé grace au mariage de la fille de Ben ali.

L'État engrange ainsi 1375,44 millions de dinars, mais ce ne sont pas là des bénéfices, les prises de participations de Sakhr el-Materi ou de Mehdi Ben Gaied ayant été effectuées au moyen d'emprunts bancaires. Au total, les banques tunisiennes avaient octroyé 250 millions de dinars de crédits sans garantie au clan Ben Ali, soit près de 5 % des financements du secteur.
Outre ces remboursements, d'autres créances sont soldées, notamment auprès de l’administration fiscale, des caisses d’assurance-maladie et de divers débiteurs. Cette opération, qui a rapporté 600 millions de dinars au pays, a été la plus importante effectuée sur les biens saisis. Cette somme, ainsi que les valeurs de portefeuilles-titres et les liquidités saisies sur les comptes bancaires ou dans les palais ont été versées au Trésor et injectées dans le budget. Cet argent permet de couvrir les salaires des 70 000 fonctionnaires recrutés sous la troïka gouvernementale et les augmentations de 50 % des rémunérations dans le secteur public qu'elle a opérées en 2012 et en 2013. « Sur 544 entreprises, 7 ont été vendues, et la cession de 14 autres se fera courant 2016 », a annoncé le ministre de l’Économie et des Finances, Slim Chaker, début février 2015. Mais il ne dit pas que 80 de ces sociétés sont en cessation d’activité et que leur liquidation est envisagée, d’autant que leur statut d’entreprise confisquée les a paralysées a cause de la bureaucratique.
Privées de l’accès aux crédits bancaires, elles n'ont pu se remettre sur les rails et ont accumulé près de 2 milliards de dinars de dettes, auxquelles s’ajoute 1 milliard de dinars de redressements fiscaux. Certains s’insurgent contre la conduite de ces entreprises par l'État. « Il s'agit de gestion de biens publics. Quand le responsable du bien, c'est-à-dire le gouvernement, ne fait rien, alors on jette l'éponge », assène Radhi Meddeb, qui a claqué la porte de Carthage Cernent, dont il était président du conseil d’administration depuis août 2014.

DÉCRET ANNULÉ. 

Mais le Tunisien lambda n’est pas au fait de ces atermoiements qui impactent l’économie du pays et ne voit que la partie la plus clinquante des biens mal acquis. Très courue, l’exposition-vente de 12000 objets et effets personnels de l’ancien couple présidentiel en 2012 se solde pourtant par un flop. Elle n'aura rapporté qu'un peu plus de 1 million de dinars, bien loin des 10 millions escomptés. Le citoyen moyen se repaît de la diffusion à la télévision en décembre 2015 de l’expulsion manu militari de Mehdi Mlika, ancien ministre et neveu de Ben Ali, de son domicile de Gammarth, qui figure parmi les biens saisis par l'État, mais il est surtout fasciné par le parc automobile confisqué, dont les images tournent régulièrement sur les réseaux sociaux. Sur 146 véhicules, 66 ont été vendus, mais les grosses cylindrées, voitures de sport et bolides d'exception n'ont pas trouvé preneur. Slim Chaker explique qu’elles sont hors de portée pour les Tunisiens et se propose de lancer un appel d'offres international à même d’attirer des collectionneurs. Mais, de l'avis des experts, en cinq ans, la plupart de ces automobiles, de huit ans d’âge en moyenne, ont perdu de leur valeur. Restent les biens immobiliers. Un temps, Cheikha Moza, épouse de l’ancien émir du Qatar, aurait envisagé l'achat du palais de Sidi Dhrif. 
Le Qatar, aurait été tentée par l’achat du palais de Sidi Dhrif, mais là encore, rien n'a été conclu. Sur les 480 biens immobiliers confisqués, 40 ont été cédés, 180 nécessitent d’être enregistrés et d’autres sont en cours d’expertise ou bloqués par une hypothèque.
Malgré ces difficultés, Ahmed Khedher, responsable du secrétariat permanent de la Commission de gestion des biens confisqués, indique que « le gouvernement projette de collecter à travers la cession de ces biens près de 200 millions de dinars en 2016 ». Rien n'est pourtant moins sûr : la loi n'est pas toujours du côté du gouvernement, et les avocats du clan sont montés au créneau et ont déposé des recours. Le 8 juin 2015, faute d'une validation par l’Assemblée nationale constituante (ANC), élue en octobre 2011, ou par l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui lui a succédé, le Tribunal administratif a en effet annulé le décret-loi n° 13 du 14 mars 2011 portant sur la confiscation des biens de Ben Ali et de 114 de ses proches. L’État a fait appel de cette décision, mais les avocats de l’ancien président n'hésitent pas à donner de la voix. Akram Azouri, son défenseur libanais, met en garde quiconque achètera un bien de Ben Ali, puisqu'il contreviendrait à une décision du Tribunal administratif, tandis que Mounir Ben Salha, chargé de la défense de Ben Ali auprès des tribunaux tunisiens, précise que « le ministre des Finances n'aurait pas dû poursuivre le processus de cession des biens confisqués ». Une complication de plus dans des affaires elles-mêmes très complexes, la seule issue serait une nouvelle loi qui abrogerait le décret de 2011. À charge pour l’ARP, qui planche sur le sujet, de légiférer dans ce sens.

Avoirs à l'étranger:

Si tous les biens du clan Ben Ali en Tunisie sont devenus propriété de l’État, il n'en a pas été de même pour leurs avoirs à l’étranger. Entamée dès le 15 janvier 2011, la traque du trésor, évalué alors entre 5 et 10 milliards de dollars par l'association Sherpa, a fait chou blanc. Cette estimation a même été revue à la hausse en 2014 par l’organisation Transparency International, passant à 13 milliards de dollars d'avoirs, dont 5 milliards pour le seul président déchu. Concrètement, la Tunisie n’a, à ce jour, rien perçu. Un jugement en cassation l'oblige même à restituer les 24,5 millions d'euros détenus par Léila Ben Ali sur des comptes au Liban et qui avaient été versés à l’État en 2014. Pourtant, les juges du pôle judiciaire de Tunis ont identifié plusieurs propriétés, dont trois hôtels particuliers et des appartements à Paris, une résidence à Londres, un palais à Marrakech, ainsi que des résidences au Canada et des biens aux Bahamas, en Argentine, en Belgique mais aussi en Mauritanie, aux États-Unis, en Allemagne et en Espagne d’une valeur globale de plus de 3 milliards d’euros.
« Les processus d'identification restent longs et complexes. Les membres de la famille Ben Ali n'achetaient jamais de biens directement en leur nom propre. L'acte d’achat passe par un prête-nom et une société immobilière », explique Stéphane Bonifassi, avocat à la cour de Paris et défenseur des intérêts de la Tunisie.

Traque avortée

Les États arabes ont refusé de coopérer avec Tunis. Mais les 88 commissions rogatoires internationales lancées dans 37 pays par les magistrats tunisiens ont permis d'obtenir le gel des actifs identifiés, dont 52 millions d’euros en Suisse, 30 millions d'euros en Belgique, 12 millions d'euros en France et près de 10 millions de dollars au Canada. Belhassen Trabelsi, frère de Leïla Ben Ali, détiendrait à lui seul 135 millions d'euros. Mais la traque du magot connaît un rebondissement en décembre 2014, quand les listings HSBC publiés par SwissLeaks révèlent l’existence d’autres comptes, dont l'un au nom de Belhassen Trabelsi avec un solde de 22 millions de dollars (environ 18 millions d'euros). La mise en vente aux enchères en Europe de bijoux ayant appartenu à la famille beylicale et qui auraient été en possession de Leïla Ben Ali montre aussi que l'identification des avoirs pêche par manque d’informations.
La restitution des biens référencés reste aléatoire. En cause, la mauvaise volonté de certains pays et un cadre juridique inadapté, si bien qu'un projet de loi portant sur les procédures de restitution des biens mal acquis conforme aux normes internationales devrait être adopté par l'Assemblée des représentants du peuple (ARP). En attendant, le gel des avoirs semble être sans effet : le Québec a mis en vente la villa de Sakhr el-Materi au titre du recouvrement de taxes municipales impayées. 




dimanche 19 avril 2015

La Mafia au sein du gouvernement

L'argent va de pair avec politique


Que font les ministres et les députés au sein du gouvernement la semaine ? Et bien c'est simple, Néjib Derouiche, ministre de l’Environnement et Mohsen Hsan, le président du bloc de l’UPL à l’Assemblée voyage dans l'avion privé d'un autre homme d'affaires et politique Slim Riahi. Celui-ci est le président du club de Football Club africain et du parti UPL au sein du gouvernement. Tout ce beau monde se rend en jet privé pour aller en Algérie voir un match de football, pendant que vous simple citoyen souffré dans la misère et la pauvreté. Via mon billet je remercie les moutons et les singes qui ont voté pour des mafieux en politique. Grâce à vos impôts, il ont les moyens de s'offrir du bon temps ..



Mafia Tunisie

jeudi 8 mai 2014

Financement campagne électorale

Partis politique cherchent mécènes



campagne electorale en Tunisie
les hommes d'affaires et les pays etranger joue un role dans les financements des partis politique

À rapproche des scrutins législatif et présidentiel, prévus peut etre dans le courant de l'année 2014 et rien n'est moins sur, les états-majors des principales formations politiques affûtent leur stratégie... et comptent cherchent leurs sous.

Convaincus qu'il fallait soutenir l’élan démocratique et, par conséquent, les partis, nous avions donné pratiquement à tous ceux qui nous avaient sollicités, surtout les formations emmenées par des opposants à Ben Ali. Mais la débâcle économique est telle que nous pouvons considérer que le retour sur investissement a été nul. Nous ne sommes pas près de reproduire cette erreur », déplore le dirigeant d'une société d'ingénierie informatique. Lequel n’est pas le seul chef d’entreprise à avoir été échaudé par la cacophonie politique. Nasr Chakroun, patron de GlobalNet, qui avait apporté son soutien financier et logistique au Congrès pour la République (CPR), parti fondé par Moncef Marzouki, actuel président de la République, a lui aussi pris ses distances.

Au lendemain de la révolution, toutes les bonnes volontés avaient été sollicitées pour construire une classe politique et contribuer dans la foulée à l'élection de la Constituante. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Sur les quelque 150 partis créés en 2011, certains ont fusionné, d'autres ont disparu ou se sont fondus dans des pôles majeurs, tels qu'Ennahdha, Nida Tounes ou encore le Front populaire.
Privés de subventions sauf pour les campagnes électorales -, tous ont été épinglés par la Commission mixte pour la transparence financière et par la Cour des comptes pour ne pas avoir présenté leur bilan, comme les y oblige le décret-loi n° 87, qui régit l'exercice des partis politiques. « Ces décrets-lois font de la transparence une condition essentielle. Or aucun des partis politiques ne mentionne ses sources de financement sur son site web, alors que certains déboursent jusqu'à 500 000 euros rien qu'en frais de location pour leurs bureaux », s'étonne Ibrahim Missaoui, président de l'Association tunisienne de lutte contre la corruption (ATLCC). Pour les instances de contrôle, l'examen des comptes de tous les partis et des quelque 16000 associations est un vrai casse-tête. Habib Koubaa, directeur au ministère de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, estime qu'outre « le cadre légal il faut donner aux structures de contrôle des moyens de communication modernes pour accéder aux comptes bancaires, tel que le dispose la loi ».


Pourtant, aussi bien Ennahdha que Nida Tounes déclarent la main sur le cœur que leurs sources de financement sont principalement assurées parles cotisations et les dons. Ajmi Lourimi, chargé de la communication de la formation islamiste, précise : « Tous nos fonds sont à 100 % tunisiens ; ce sont nos adhérents, militants et sympathisants qui versent leur contribution à Ennahdha, comme jadis nos femmes et sœurs vendaient leurs bijoux pour soutenir notre lutte. Nous détenons trois comptes courants bancaires, tenons des livres comptables détaillés et disposons d'experts-comptables et auditeurs. Nos comptes sont ouverts à tous ceux qui veulent les consulter, et nous nous soumettons volontiers à tout contrôle. Nous n'avons rien à cacher. Mieux, nous souhaitons que le financement des partis politiques soit totalement transparent. » Pourtant, Ennahdha, à laquelle une grande partie de ses 70000 adhérents reversent 10 % de leurs revenus, n'a jamais publié de comptes, hormis ceux de la campagne électorale de 2011. Du côté de Nida Tounes, Faouzi Elloumi, patron du groupe Chakira et membre du bureau politique du parti, n'a pas de complexe ; il confirme un apport personnel annuel de 30 000 euros, le plafond autorisé par la loi, et assure que de nombreux décideurs en font autant. Mais le parti étant dans sa première année d'exercice effectif, il n'a pas encore eu à publier ses comptes.

RÉSEAUX
Avec les seules cotisations annuelles (5 euros en moyenne) et dons (difficiles à quantifier), il est presque impossible de boucler les budgets. Souvent, les membres des bureaux politiques mettent la main à la poche. Chez les destouriens d’Al-Moubadara, chacun d’entre eux participe à hauteur de 250 euros annuels. Les partis se maintiennent également à flot en utilisant leurs réseaux pour diminuer leurs dépenses. Un ami hôtelier mettra gracieusement à la disposition d'un parti une salle pour une réunion, tandis qu’à chaque déplacement les locations de moyens de transport sont négociées par les organisateurs. Mais la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF) a répertorié, à partir de notifications bancaires, plus de 200 financements douteux de partis et d'associations et juge nécessaire la publication des comptes des formations politiques avant les élections. À ce jour, seule l'Alliance démocratique s'est acquittée de ce devoir.

Mais ce n'est pas tant la gestion des partis qui inquiète l'opinion publique que celle de la prochaine campagne électorale. L'étape est délicate, d'autant que l'expérience du scrutin de 2011 n'a pas été concluante.

L'État avait contribué à hauteur de plus de 5 millions d'euros au financement de la campagne des uns et des autres, à charge pour ceux qui avaient recueilli moins de 3 % des suffrages de rembourser les sommes avancées. À ce jour, « des listes candidates doivent restituer au Trésor de l'État la somme de 2,42 millions d'euros au titre du financement public de leur campagne électorale », indique Abdelkader Zgolli, président de la Cour des comptes. Et aucun na encore remboursé un centime ...

Faire appliquer la loi mais également en colmater les brèches seront deux des attributions de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), qui vient à peine d'être désignée par la Constituante mais à laquelle aucun budget n'a encore été attribué. Et si les magistrats de la Cour des comptes, comme Aïcha Belhassan, relèvent des ambiguïtés dans la loi - laquelle use du terme de « financement privé » alors que celui-ci, autorisé pour des dépenses de fonctionnement, est strictement interdit pour soutenir une campagne électorale -, les institutions, telles que la Banque centrale de Tunisie (BCT), sont surtout attentives à d'éventuels apports de fonds étrangers. Mais à l'approche des scrutins législatif et présidentiel prévus dans le courant de cette année, les partis sont déjà dans les starting-blocks. Nida Tounes s'est adressé à l'agence parisienne Optimus pour une formation en matière de levée de fonds, tandis que les principaux hommes d'affaires sont discrètement approchés par différentes formations qui veulent s'assurer des rentrées d'argent au plus vite. 

Associations de bienfaiteurs ...

L'association Marhama, présidée par Mohsen Jendoubî, membre du Conseil consultatif d'Ennahdha, ne se contente plus de collecter et de redistribuer des dons. Elle a mis à profit des fonds débloqués par Qatar Charity pour reloger, en moins de neuf mois, vingt-six familles nécessiteuses de Fouchana (gouvernorat de Ben Arous) pour un montant de 48000 euros. Ce n'est que la première étape d'un plan de développement plus ambitieux dans la droite ligne de la vision islamiste, qui prône un désengagement de l'État des questions sociales et son remplacement par la société civile. Depuis 2012, la multinationale humanitaire qatarie a alloué 7,5 millions d'euros - prélevés sur la collecte du zakat, l'aumône légale (2,5 % des revenus de chaque musulman-en faveur d'un programme d'urgence en Tunisie. Cette enveloppe, destinée à financer la réhabilitation d'infrastructures, le réaménagement de terres agricoles, ainsi que la construction de logements sociaux, d'écoles et de structures sanitaires, a été répartie entre trois associations, dont l'Association caritative de solidarité sociale et Tunisia Charity, qui bénéficie également d'apports financiers d'ONG islamiques, telles que Human Appeal, World Assembly of MuslimYouth (Wamy) ou Islamic Relief, basées en grande bretagne ou en Arabie Saoudite. Le decret loi n88 de 2011 reglementant le financement des associations ne prevoit aucun plafonnement des dons et n'interdit pas d'avoir recours a des sources étrangeres. C'est une faille qui peut conduire a une ingerence etrangere, elle associe certaines actions de bienfaisance à du prosélytisme religieux.

mardi 25 février 2014

Campagne electorale Tunisie

Argent et corruption


Alors qu'aucune date pour les elections n'est encore défini a l'heure d'ecrire mon billet, nos amis les singes en politique sont déja en campagne electoral. Apparemment le temps n'est plus une donnée essentiel, seul ce qui compte c'est d'avoir l'argent pour brassé du vent. Les singes en politique ont commencé leurs campagne de promesse tous azimut ce week-end, avec le parti des Ex-RCdiste de Nana tounes, Al Joumhouri et les singes d'islamiste d'Ennahda. Nulle doute que les singes vous promettrons 700 000 emploi comme les islamistes l'ont fait par le passé. A noté tous de meme que 3 partis sont dans les startings blog, les corrompus de Nida tounes, les singes du moyen age chez Ennahda et les guignols Al Joumhouri ...

Tous c'est parti qui ont lancé leurs campagne electoral avant l'heure sont les plus riche et les plus corrompus sur la scene politique, il dispose tous de l'argent noir en politique. L'etat ne controle pas les depenses electoral vu qu'il n'existe pas de lois en la matiere et il n'y a de compte a rendre a personne. Chacun des mafiosi peut blanchir sont argent en politique comme bon lui semble et cela sans aucune limitte dans les depenses electoral.
Dommage que la Tunisie ressemble a une planete sans foi et ni loi, si les loi existait nul doute que cet bande de tocard devrais repondre a des questions derangeante et prouvé l'origine de leurs financement.



Ont se serre les mains et ont fais les beaux pour endormir les singes au bled

Les mafiosi de Nida tounes attende vos voix de singe pour faire du business en politique

Le cirque des singes : côté Rcdiste chez Nana tounes, les mafioso se sont donné rdv dans un hotel cossu hôtel mitoyen de la salle de sport, on se prépare en costume-cravates au meeting populaire pour les singes du bled. Pour vous faire au blabla, la recette est toujours la meme : drapeaux gigantesques de la Tunisie, hymne national avec volume à fond sil vous plait au cas ou y aurais des sourd, exaltation des sentiments patriotiques… le caractère creux de la rhétorique est presque anecdotique face à l’entourage décomplexé de Béji Caïd Essebsi : son fils Hafedh, Mohamed Ghariani ancien secrétaire général de l’ex RCD du dictateur Ben ali, et une foule de gardes du corps pour montré l'importance d'un vieux de 80 ans. Rien n'est trop beau pour gagné les voix chez les singes.

Il est utile de rappellé qu'aucun ne proposera de programme pour sortir le pays du pétrin économique, mais tiendrons des discours populistes a deux balles pour les singes de la population. En tout cas moi je dis non au Non aux doustouriens, non au RCD du dictateur Ben ali, non aux islamistes, non au CPR, non à Wafa et non aux singes en politique. Je voterai pour un petit parti ecologique, au moins je suis sur que j'aurais pas a faire à des singes sans programme politique.

dimanche 23 février 2014

Moncef Marzouki

L'homme qui vaut 37 000 dinars a vie


C'est ce que touche Moncef Marzouki par mois, et c'est sont salaire a vie apres sont mandat. Même s'il meurt d'une crise cardiaque, sa femme et ses enfants continuerons a touché une partie de l'argent ... Apres sont mandat de singe de la republique en Tunisie, l'état lui paye encore les gardes du corp, la voiture, l'electricité, le gaz et les sanitaires aussi ! Tenez vous bien, tous cet argent en salaire a vie il le doit au salaire du dictateur Ben ali qui sait fait sont propre business au dépant de la société. Je dis en tout cas un grand merci au singes qui ont voté pour lui, et par la meme occasion au gouvernement qui est riche et généreux avec l'argent betement dépensé.
Je vous laisse découvrir les photo de l'homme le plus riche du pays sans dépensé un euro à vie. A ce jours le president des singes a touché le jackpot de 962 000 dinars en salaire, pas mal hein.




Moncef Marzouki
L'homme le plus riche du pays assis dans sont trone

Moncef Marzouki
La gestuelle nous fait croire a l'intelligence d'un homme, il n'en n'est rien dans dans la réalité

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki
Un bureau vide, car l'homme le plus riche na plus besoin de travaillé

Moncef Marzouki
L'homme le plus riche pose fierement devant c'est aieul pour la postérité 

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki
L'homme le plus riche de Tunisie a sa salle de spectacle 

Moncef Marzouki
L'homme le plus riche aime faire découvrir les vestiges du dictateur Ben ali et Bourguiba

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki
Une petite medaille en chocolat pour les singes et pour amusé la galerie

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki
Un costume qui est trop grand pour un singe

Moncef Marzouki
Pour les macaques en Tunisie, un singe est toujours interessant devant les camera



mercredi 21 août 2013

Quand les singes d'Ennahda font leurs publicité

La pub d'Ennahda en image


C'etait a Sousse sur la GP1 en direction du Promogro ou je vais faire mes courses de temps en temps. Sur la route je suis surpris par ce grand encart de publicité. Du coup je me dis que la bande de macaques sont riche a crever. Ainsi va la Tunisie ...



Marketing Ennahda

Publicité Ennahda

Publicité Ennahda


dimanche 21 juillet 2013

Meeting Nida Tounes a Sousse

Les populistes et les riches a la tribune


Mes voisins m'ont invité hier soir (samedi 20 juillet) au meeting politique de Nida Tounes a Sousse. C'était l'occasion pour moi de venir découvrir a quoi pouvais ressemblé en vrai des hommes politique en Tunisie. Et bien j'ai été decu par les gens sur la tribune de Nida tounes. Ont a un premier orateur qui est le secretaire generale du parti Nida Tounes et qui est Taieb Baccouche. Celui-ci  s'ait exprimé pendant 40 minutes pour faire sont speech. Quand je l'ai vu en vrai je n'ai pas vu chez ce personnage un charisme politique, il est complètement comme monsieur et madame tout le monde dans la vie. A la fin de sont discours toute les chaines tunisienne se sont precipité pour l'interviewé.

Le cinema


Le second personnage est a mon avis plus connu c'est Mohsen Marzouk, un personnage digne du cinema tunisien. En montant sur scène celui ci a fait du populisme sont cheval de bataille ce soir la et ca lui réussi plutôt bien dans le public. Avec c'est phrase a l'emporte piece, celui ci ne sait pas géné pour critiqué les singes du gouvernement au pouvoir en Tunisie. Les gens applaudissait a l'unisson ...

Mais au final durant la soirée ont a entendu personne parlé de reforme politique et ni d'économie et ni du future en Tunisie. Le parti est resté au stade de vedette du cinema et des phrase sans construction. La Tunisie que ce soit avec les singes d'Ennahda ou bien des anciens Rcédiste du dictateur Ben ali n'avancera pas de sitot ...

L'inconnu en politique


Il y avais ce 3 eme personnage en costume blanc a qui ont lui a demandé de quitté la scene pour laisser la place a une femme pour venir s'exprimé. Apres que les 2 vedettes du parti ce soit s'exprimé, la salle c'est vidé d'un coup. Il est bien dommage que les inconnus ne puisse s'exprimé en premier et que ce soit  toujours les stars qui parle le premier.

L'argent ne manque pas chez Nida tounes


Beaucoup de riche était present a la soirée du parti. Quand Mohsen Marzouk et Taieb Baccouche ont fini le speech, leurs belle Audi Q5 les attendants devant la salle de fete a l'interieur. Cet voiture est monté sur le trottoir pour carrément entré a l'interieur carrément. Comme ci pour les gens a l'exterieur il etait interdit de les rencontrés. Je dirais que les dirigeant du parti manque de savoir vivre et qu'ils devrais pas affiché leurs argents en publique, cela donne une mauvaise image d'eux meme aupres du public et du parti.


Qu'est ce qui fait peur chez Nida Tounes? 


Et bien ce qui fait peur chez Nida Tounes c'est Mohsen Marzouk qui fait bien sont cinema et qui passe bien a la télévision. Il parle bien et il tape bien sur le gouvernement et ne s'en prive pas. C'est l'ennemi publique numero 1 pour les singes d'Ennahda. A cause de l'incompetence du pouvoir en place et de leurs manquement dans la gestion de l'état, le personnage public ne se prive pas pour les critiqué. Et ca marche plutôt bien et le public en redemande. Mais si vous parlé de reforme dans le pays ou bien d'economie, vous ne le reverrais plus vous adressé la parole

Je vois laisse découvrir les photos et video de la soirée vous rendre compte par vous meme
Soufian Parisi




Secrétaire du parti Nida Tounes, Taieb Baccouche
Secrétaire du parti Nida Tounes, Taieb Baccouche



drapeau Tunisie
Le drapeau Tunisien est utilisé de faire valoir. J'ai vu des petis poster de Ferhad Hached et de Bourguiba
Taieb Baccouche
Taieb Baccouche devant les camera télé tunisienne








membre de Nida Tounes, Mohsen Marzouk
Monsieur Mohsen Marzouk, le populiste de Nida Tounes chargé des relations exterieur ...


Mohsen Marzouk
il harangue les foules comme dans les cirques romain











Mohsen Marzouk passe tres bien devant les camera télé





Un inconnu a qui ont a pas laissé le temps de s'exprimé au micro


Le publique Nida Tounes
le public de Nida tounes se vide apres le depart des 2 stars politique du parti

Mes voisins qui m'ont invité a venir avec eux, ils sont fier de Bourguiba.

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