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dimanche 22 mars 2015

Polarisation politique, radicalisation des jeunes et conséquences pour la région


Marginalisation et radicalisation des jeunes 


La tenue des premières élections libres et équitables en Tunisie
à l’issue du « printemps arabe » a été proclamée partout dans le monde comme un modèle de réussite. Toutefois, peu d’attention
a été accordée au fait que seulement 27 % des jeunes ont voté. Désillusionnés par la politique, ils étaient nombreux à penser que ni les partis laïques engagés dans des querelles intestines, ni l’option islamiste, Ennahda, ne tenaient compte de leurs préoccupations. L’incapacité de ces partis à les intégrer en témoigne d’ailleurs. En fait, alors que les jeunes âgés de moins 30 ans représentent 50 % de la population, seulement 4 % des membres de l’Assemblée constituante font partie de ce groupe d’âge. Cet état de choses a amené bien des jeunes à accuser leurs dirigeants de s’être « approprié » la révolution.

À cette marginalisation politique s’ajoute la situation économique difficile en Tunisie, dont les jeunes sont les principales victimes. Peu après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali en janvier 2011, un sondage d’opinion a révélé que la plupart des jeunes Tunisiens s’attendaient à ce que leur situation s’améliore dans les deux prochaines années. Pourtant, presque trois ans après la révolution, les étudiants d’université connaissent les taux de chômage les plus élevés au pays. En ce moment, environ 34 % des titulaires d’un diplôme universitaire sont sans emploi, soit presque 10 % de plus qu’avant la révolution. Cette situation est étroitement liée à un autre problème nouveau : le nombre croissant de jeunes qui ne se rendent pas à la fin de leurs études. Les étudiants ne se présentent pas aux cours et aux examens parce qu’ils sont convaincus qu’un diplôme universitaire ne leur ouvrira pas de portes sur le marché du travail.
Dans un tel contexte, les jeunes Tunisiens deviennent particulièrement susceptibles de se livrer à des activités criminelles et de se tourner vers l’islam radical. En fait, la plupart des salafistes en Tunisie, y compris ceux qui appartiennent à la mouvance djihadiste violente, sont âgés de moins de 30 ans, et leurs rangs ne cessent de grossir. Pourtant, les causes de la montée du salafisme en Tunisie sont complexes, d’autres facteurs à l’échelle nationale et régionale entrant en jeu. Par exemple, les libertés nouvellement acquises
à la suite de la révolution ont permis à des prédicateurs, souvent 
d’Arabie saoudite, de se rendre en Tunisie pour propager leurs croyances ultraconservatrices. En outre, le gouvernement intérimaire de Béji Caïd Essebsi a libéré tous les prisonniers politiques, dont 300 djihadistes salafistes d’expérience.
Parmi ces prisonniers figurait Abou Iyad qui, dès sa mise en liberté, a fondé Ansar al-Charia, le groupe salafiste le plus important en Tunisie. Cette organisation n’a pas tardé à prendre de l’ampleur, ayant attiré quelque 5 000 personnes lors de son premier congrès tenu en mai 2012 à Kairouan. Elle a concentré ses activités sur la dawa, soit la prédication et la propagation de l’islam, ainsi que sur des œuvres
de bienfaisance. Les dirigeants et certains des membres du groupe croient au djihad, mais Abou Iyad ne cesse d’insister sur le fait que la Tunisie ne s’y prête pas. Par contre, il a appuyé ouvertement le djihad dans d’autres pays de la région.
De nombreux jeunes Tunisiens ont combattu dans la guerre contre le colonel Kadhafi, ce qui leur a permis de suivre un entraînement et d’obtenir des armes qui ont souvent été introduites illicitement en Tunisie. L’intervention de la France au Mali a aussi incité certains Tunisiens à se battre aux côtés des séparatistes touaregs et des rebelles islamistes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Lorsqu’ils ont été évincés du nord du Mali, certains combattants sont partis pour la Tunisie et se sont cachés dans la région du mont Chaambi ainsi que dans le gouvernorat du Kef. À l’heure actuelle toutefois, la Syrie est plus attirante, quelque 2 000 Tunisiens se battant contre le régime Assad aux côtés des membres du Front al-Nusra.
Les assassinats, en février et juillet 2013 respectivement, de
Chokri Belaïd et de Mohammed Brahmi—tous deux figures de proue de l’opposition politique qui critiquaient farouchement le gouvernement islamiste—découlent directement de ce processus de radicalisation

et, plus particulièrement, de l’union des forces djihadistes nationales et régionales. Bon nombre des personnes qui auraient joué un rôle dans les assassinats avaient suivi un entraînement à l’étranger avant de soutenir la cause djihadiste en sol tunisien. De même, le modus operandi des responsables du massacre sanglant de membres des forces de sécurité au cours des derniers mois rappelle celui des islamistes radicaux ayant des liens avec al-Qaïda.


lundi 24 février 2014

ARABIE SAOUDITE


Le jeu des puissances régionales dans le moyen orient

LE ROYAUME DÉCHU


Plus que jamais le colosse saoudien a des pieds d’argile. Toujours incapable de se réformer, le royaume wahhabite voit toute sa puissance régionale reculer en faveur de l’Iran. Naguère champion incontesté du monde arabe, Riyad a perdu son pouvoir sur l’Irak, n’a pas réussi à déloger Assad en Syrie et voit qu’au Liban le Hezbollah chiite contrôle le pays. L’ouverture de Washington sur Téhéran, ennemi juré des Saoudiens, fait craindre le pire : un lâchage américain du royaume, qui ne serait plus vital pour Washington.

Un vent de panique souffle

sur l’Arabie Saoudite. La politique américaine n’a fait que fragiliser son pouvoir et renforcer l’emprise de l’Iran sur le Moyen-Orient. Center for Strategic and International Studies (extraits) Washington

Les observateurs occidentaux n’envisagent en général l’Iran que dans le cadre de ses efforts pour devenir une puissance nucléaire. La réalité au sein de cette région est bien différente. Aux yeux de l’Arabie Saoudite et des autres Etats arabes du Golfe, les soulèvements dans le monde arabe ont été un prélude au chaos, à l’instabilité et à des changements de régime qui n’ont entraîné que violences et déclin économique. Les tensions entre l’Iran et l’Arabie Saoudite reflètent un grand rapport de forces à l’échelle régionale, qui concerne la sécurité intérieure, la puissance régionale et les menaces asymétriques bien plus que les arsenaux nucléaires. Il existe une compétition entre l’Iran et les Etats arabes du Golfe, qui présente un risque pour les intérêts vitaux et la survie de chaque régime.

Cet affrontement entre l’Iran et l’Arabie Saoudite se complique en raison des doutes croissants des Saoudiens et d’autres Arabes à propos de leur alliance avec les Etats-Unis et de la politique américaine dans la région. Au sein des populations arabes, cela se manifeste par un vaste éventail de théories du complot selon lesquelles les Etats-Unis se prépareraient à abandonner leurs alliances dans le monde arabe pour se tourner vers l’Iran. Dans les gouvernements et les ministères de la Défense, ces doutes prennent la forme de craintes concernant le déclin d’un pays [les Etats-Unis] qui bénéficie d’une “indépendance énergétique” et qui, las des guerres, paralysé par l’indécision de son président et les débats budgétaires, se tourne vers l’Asie.

Entre musulmans


Enfin, rares sont ceux aux Etats-Unis et en Occident qui comprennent que le conflit n’oppose pas uniquement les sunnites et les chiites, mais aussi tous les régimes de la région avec leurs islamistes violents. Selon les données publiées par le National Counterterrorism Center (NCTC, centre américain de lutte contre le terrorisme), presque tous les attentats dans le monde sont le résultat d’attaques entre musulmans, et l’essentiel des violences est dû à des affrontements entre musulmans sunnites. L’Occident est à la périphérie et non au cœur de ces conflits. Il s’agit d’un choc au sein d’une civilisation et non d’un choc entre les civilisations.

Ce sont là des perspectives du Golfe et du monde arabe que les Etats-Unis et l’Europe ne peuvent se permettre d’ignorer. Elles concernent des divisions et des menaces qui sont parfaitement réelles, dans une région où 20 % des exportations mondiales de pétrole, 35 % du pétrole expédié par bateau et une grande quantité de gaz naturel passent par le détroit d’Ormuz [qui relie le golfe Arabo-Persique au golfe d’Oman]. Des millions de barils supplémentaires passent par la mer Rouge et un flux croissant d’or noir traverse la Turquie, routes de transbordement qui sont également touchées par l’instabilité régionale.

L’économie mondiale et celle des pays développés dépendent fortement de la stabilité et de la sécurité de ce flux, ainsi que de la hausse régulière de son volume à l’avenir. Aucune nation ne peut s’isoler d’une crise qui secoue le Golfe. Le ministère de l’Energie américain continue de prévoir une dépendance des Etats-Unis d’au moins 32 % sur les importations de carburants liquides d’ici à 2040, selon les estimations publiées en décembre 2013. Par ailleurs, l’économie américaine restera bien plus dépendante des importations indirectes – c’est-à-dire des importations de biens manufacturés venus d’Asie, qui dépendent du pétrole venu du Golfe – que des importations directes de pétrole.

L’économie mondiale dépend fortement de la stabilité et de la sécurité de l’or noir


Les tensions avec l’Iran au sein du Golfe ne sont pas nouvelles. Les craintes des Arabes sont liées aux récentes menaces iraniennes de bloquer le détroit, à l’intervention iranienne au Liban, qui remonte à la fondation du Hezbollah [1982], au rôle croissant de l’Iran en Irak depuis la chute de Saddam Hussein, en 2003, à l’alliance de l’Iran avec la Syrie, ainsi qu’à une vaste course aux armements dans le Golfe.

Depuis peu, ces tensions reposent sur la peur que les accords conclus récemment sur le nucléaire entre l’Iran et le groupe P5 + 1 (les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne), ainsi que l’absence d’intervention américaine en Syrie signifient que les Etats-Unis cherchent à se rapprocher de l’Iran aux dépens du monde arabe.

Dans le cas d’Etats du Golfe comme l’Arabie Saoudite, les hauts responsables estiment que l’Iran présente une série de menaces militaires qui vont de ses forces asymétriques à ses efforts pour obtenir un arsenal de missiles nucléaires.

Il est impossible d’assister à une conférence arabe sur la sécurité dans le Golfe sans faire face à de nombreuses personnes selon qui les Etats-Unis mettent en œuvre réellement un dialogue secret, voire un complot, pour s’allier à l’Iran et soutenir les chiites au lieu des sunnites.

En Arabie Saoudite, les responsables ne voient pas les soulèvements du monde arabe comme un “printemps” ou comme un prélude à des réformes politiques, à la démocratie et au développement. Ils observent toute la région et ils voient le chaos régner en Egypte, en Libye, en Tunisie, en Irak et au Yémen. Ils constatent que l’importance attachée par les Etats-Unis et l’Europe aux droits de l’homme et à la démocratie n’a fait jusqu’à présent que dévaster les nations les plus touchées et menacer directement leur pays et leur système politique.

Certes, les dirigeants saoudiens les plus sophis-tiqués et les mieux informés ne partagent pas les théories du complot sur les Etats-Unis et l’Iran ou sur les efforts américains et européens pour placer les Frères musulmans au pouvoir en Egypte. En revanche, ils voient que les initiatives des Américains et de leurs alliés en Irak ont conduit à la création d’une dictature de facto chiite, ainsi qu’à la destruction des forces irakiennes, qui contrebalançaient la puissance militaire iranienne. Les experts occidentaux pourraient faire valoir, non sans raison, que les soulèvements qui agitent le monde arabe depuis 2011 sont le résultat de décennies de répression autoritaire, de développement économique médiocre, d’inégalités croissantes et de corruption.

Il n’en demeure pas moins que l’Arabie Saoudite et les monarchies du Golfe ont raison de penser que ces insurrections menacent directement leurs frontières. Il est également intéressant de noter que de nombreux responsables russes et chinois interprètent de la même manière les conséquences des soulèvements du monde arabe.

L'option nucléaire


Plusieurs Etats arabes du Golfe sont également confrontés à des menaces sectaires qui, selon eux, sont activement exploitées par l’Iran. Le Koweït, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et le Yémen comptent d’importantes populations chiites, et Bahreïn – un bouclier [face à l’Iran] pour l’Arabie Saoudite – est majoritairement chiite. Et, si Riyad ne donne pas priorité à la menace nucléaire iranienne mais à d’autres menaces plus immédiates, cela ne signifie pas pour autant qu’il ne la juge pas réelle.

L’Arabie Saoudite milite pour une zone libre de toute arme de destruction massive au Moyen- Orient. En même temps, elle pense ses propres choix militaires. Riyad a mis à jour son arsenal de missiles balistiques fournis par la Chine et cherche à développer ses sites de lancement. Les principaux stratèges saoudiens, comme le prince Turki Al-Fayçal, envisagent l’option du nucléaire et certains analystes pensent que le Pakistan pourrait leur vendre cette arme.

Plusieurs raisons expliquent pourquoi l’Arabie Saoudite se pose des questions sur l’engagement américain d’aujourd’hui et de demain en ce qui concerne la défense du Golfe. Du point de vue saoudien, les programmes nucléaires iraniens ne sont pas liés à une volonté de s’assurer un certain statut ou prestige ; ils ont pour but de permettre à l’Iran d’acquérir une véritable capacité de riposte nucléaire.

De plus, les références à des menaces nucléaires empiriques concernent en fait bien davantage l’Arabie Saoudite et les Etats du Golfe sans arme nucléaire qu’Israël. Ce pays a peut-être une population réduite et une liste de cibles clés, mais il a la capacité de lancer des têtes thermonucléaires contre toutes les villes iraniennes, ce qui causerait de véritables dégâts à l’Iran.

Le prince Bandar, Gatsby et maître espion a la fois


Bandar ben Sultan
Célèbre naguère à Washington pour ses fêtes et son charme, le prince saoudien mène aujourd’hui la lutte clandestine contre l’Iran et se rapproche d’Israël pour combattre Obama.

Quand le prince était ambassadeur [de 1983 à 2005], il était la coqueluche de Washington. Bandar ben Sultan fumait de bons cigares et buvait du cognac encore meilleur. Messager, lobbyiste et émissaire royal de l’Arabie Saoudite pendant près de trente ans, il racontait des histoires extraordinaires concernant personnalités politiques et potentats, dont certaines, ô surprise, étaient vraies. Les journalistes de Washington l’adoraient. Nul n’avait meilleur accès à des gens plus puissants et mieux placés, ni n’avait autant d’argent à distribuer aussi massivement et discrètement pour aider ses amis.

Au fil des années, Bandar s’est arrangé pour faire baisser le cours du pétrole pour Jimmy Carter, Ronald Reagan et les deux Bush. A la demande de Bill Casey, de la CIA, et dans le dos du Congrès, Bandar a fait en sorte que les Saoudiens financent les guerres anticommunistes au Nicaragua, en Angola et en Afghanistan. Il était comme cul et chemise avec Dick Cheney [l’ex-vice président George W. Bush] et si proche du clan Bush – le père, la mère, les fils, les filles –, qui l’appelait “Bandar Bush”.

Aujourd’hui, le prince est un espion – ou, plus exactement, le maître espion du Moyen-Orient. Il est la cheville ouvrière d’un vaste programme d’actions clandestines, se fait remarquer en Egypte et est en train de constituer une “armée de l’islam” en Syrie. Si on ne comprend pas l’homme et sa mission, il est véritablement impossible de comprendre ce qui se passe actuellement dans la région la plus troublée du monde.

Bandar a pour objectif de saper la puissance de l’Iran : il s’agit de ruiner ses alliés comme Bachar El-Assad [en Syrie] et le Hezbollah [au Liban], d’empêcher les mollahs chiites d’acquérir l’arme nucléaire, de réduire leurs ambitions dans la région et de les chasser du pouvoir si c’est possible. Dans le même temps, il cherche à écraser les Frères musulmans [radicaux sunnites], une organisation aux prétentions démocratiques qui est fondamentalement antimonarchique.

Ce programme donne quelques alliances intéressantes. Peu importe qu’il n’existe aucun traité de paix entre l’Arabie Saoudite et Israël, dans ces contrées, l’ennemi de mon ennemi est mon ami, comme on le dit trop souvent, et Bandar est devenu l’allié du Premier ministre israélien Benyamin “Bibi” Nétanyahou contre l’Iran. Ils sont “curieusement unis”, déclare l’historien Robert Lacey, l’auteur de Inside the Kingdom: Kings, Clerics, Modernists, Terrorists, and the Struggle for Saudi Arabia [A l’intérieur du royaume : rois, religieux, modernistes, terroristes et la bataille pour l’Arabie Saoudite]. Le Prince a toujours été enclin à défier les conventions et à contourner les règles. “Bandar est un homme qui a du culot”, déclare Lacey.

Dans les derniers mois de 2013, Bandar a fait savoir, faisant écho en cela à Bibi, que le président Barack Obama constituait l’un des plus grands obstacles à ses objectifs. Et, en octobre 2013, il a déclaré à des diplomates que l’Arabie Saoudite allait procéder à de “grands changements” dans ses relations avec les Etats-Unis et prendre ses distances d’avec l’allié de longue date. Certains Saoudiens affirment qu’il ne faisait qu’épancher sa bile, mais ceux qui suivent sa carrière de près pensent qu’il est peut-être en train de resserrer les liens avec le Pakistan, pays doté de l’arme nucléaire, dans le cadre de ces “grands changements”.

Bien entendu, cela s’explique en grande partie par la frustration que les Saoudiens ressentent vis-à-vis d’Obama, mais le plus gros problème de Bandar, c’est peut-être lui-même. Il n’a cessé de mettre en jeu les ressources et le prestige de l’Arabie Saoudite ces dernières années, sans grand résultat. La Syrie demeure une catastrophe sanglante pratiquement aux portes du royaume. L’Irak s’enfonce chaque jour de plus en plus profondément dans une nouvelle guerre civile entre chiites (plus ou moins soutenus par l’Iran) et sunnites (plus ou moins soutenus par l’Arabie Saoudite). Les tensions civiles et l’implosion économique font de l’Egypte un trou noir qui engloutit des milliards de dollars saoudiens. Et, si la politique d’Obama laisse beaucoup à désirer, on ne peut pas dire que Bandar et les Saoudiens soient complètement innocents non plus.

Le roi Abdallah ben Abdulaziz, qui a plus de 90 ans, a consacré sa vie et des milliards de dollars à promouvoir la stabilité de la région, mais en vain. Le “printemps arabe” a pris les Saoudiens par surprise, le chaos qui a suivi les a terrifiés et ils n’ont pas trouvé le moyen de rétablir le calme. S’il y a de “grands changements” dans les relations avec les Etats-Unis, ce n’est pas parce que Bandar, ni d’ailleurs le roi Abdallah, a décidé de faire bouger un peu les choses ; c’est juste que l’Arabie Saoudite n’est plus aussi vitale pour les Etats-Unis qu’auparavant.

Voilà dix ans qu’on assiste à des mouvements tectoniques dans la production d’énergie mondiale. Le royaume et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), jadis redoutée, ne possèdent plus le pouvoir qu’ils détenaient il y a quarante ans. Les Etats-Unis sont désormais le plus gros producteur d’hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) du monde, essentiellement grâce à la fracturation hydraulique, et la production des pays non membres de l’OPEP dépasse celle de l’Organisation. Bandar doit certainement souhaiter le retour du bon vieux temps. Pendant les vingt deux ans où il a été ambassadeur à Washington, et même auparavant, il se trouvait au cœur des événements mondiaux.

Son père, aujourd’hui décédé, a longtemps été ministre de la Défense et était considéré comme un héritier du trône potentiel. Cependant, le jeune Bandar, malgré son titre et le statut de son père, ne faisait pas vraiment partie de la haute société saoudienne lorsqu’il était à Riyad. Sa mère, une domestique à la peau noire (certains disent qu’elle était esclave), avait été mise enceinte par son père à l’âge de 16 ans. Bandar ne jouissait donc pas du prestige ni de l’influence que les mères bien nées apportent à leur fils dans le royaume. Il était cependant très intelligent, parlait parfaitement l’anglais et s’entendait très bien avec les militaires américains.


La France, allié alternatif


Du fait des mauvaises relations américano-saoudiennes, Paris peut espérer devenir l’interlocuteur privilégié de Riyad et engranger des contrats d’armement.

Trois dossiers étaient sur la table lors de la visite à Riyad de François Hollande [en décembre 2013] : le Liban, la Syrie et l’Iran. A cela s’ajoutent les ambitions fran- çaises sur le plus grand marché de l’ar- mement de la région. L’Arabie Saoudite a en effet dépensé plus de 70 milliards de dollars en dix ans pour se constituer un arsenal sans équivalent dans la région.

Hollande a peut-être à l’esprit que la France pourrait peu à peu prendre la place des Etats- Unis sur ce marché pour peu que la crise des relations américano-saoudiennes persiste. Ce qui risque d’être le cas si Washington se désengage des conflits moyen-orientaux et continue d’aller de l’avant dans l’entente avec l’Iran sur le nucléaire.


Il fallait écouter un des conseillers de l’Elysée exposer les acquis du rapprochement franco- saoudien pour comprendre à quel point la France regarde désormais ses relations avec le Liban mais aussi avec tout le monde arabe d’un point de vue saoudien. Sur beaucoup de sujets, Paris et Riyad ont des positions convergentes. Au Liban, ils entendent tous deux assurer la stabilité du pays, le bon fonctionnement des institutions et activer le groupe des “amis du Liban” créé à initiative de la France lors de l’Assemblée générale de l’ONU, en septembre 2013. Depuis le début de la guerre en Syrie [en 2011], la France est partie prenante de la lutte contre le Hezbollah et contre le régime de Damas, que ce soit en soutenant l’inscription du Hezbollah sur la liste européenne des organisations terroristes, en soutenant l’opposition syrienne contre le régime de Bachar El-Assad ou en faisant de la surenchère sur les Etats-Unis et Israël vis-à-vis de l’Iran. Elle n’est donc plus un interlocuteur acceptable pour une partie des acteurs moyen-orientaux. Elle avait besoin de compenser cette perte.

C’est du côté de Arabie Saoudite qu’elle a trouvé un allié assez puissant pour préserver son influence au Liban, mais aussi en Syrie et en Irak, où elle n’avait plus les moyens d’intervenir [seule]. En effet, la crise économique qui persiste ne lui permet plus d’intervenir dans les conflits régionaux, sinon dans son arrière cour africaine, gagnée par le chaos

Pour ce qui est de l’Iran, la France répond à l’inquiétude suscitée chez les Saoudiens par l’entente américano-iranienne sur la question nucléaire. Pour être tenus au courant des négociations sur ce dossier, les Saoudiens semblent davantage compter sur Paris que sur Washington, les Américains ayant heurté leurs alliés historiques de la péninsule Arabique en menant des négociations avec les Iraniens sous leur nez, pendant huit mois, par l’intermédiaire du sultanat d’Oman. Les Français avaient fait ce qu’ils pouvaient pour bloquer l’accord sur le nucléaire iranien, afin que celui-ci ne pèse pas sur la visite de François Hollande en Israël [en novembre 2013]. En tout état de cause, pour retarder l’accord, les Saoudiens comptaient moins sur les Etats- Unis que sur la France, prête à devenir un partenaire alternatif.

Le roi Abdallah veut donner la priorité à la France dans les contrats d’armement


Selon un conseiller de l’Elysée, le roi Abdallah aurait donné l’ordre de réserver la priorité à la France dans les contrats d’armement. Pour les dix prochaines années, les investissements saoudiens – allant des infrastructures, telles que trains et métros, aux centrales nucléaires et à l’armement – sont estimés à des dizaines de milliards d’euros.

Dans l’immédiat, François Hollande a remporté un contrat crucial pour Thalès : la vente de missiles Crotale pour 2,7 milliards d’euros, ainsi que pour la surveillance des frontières pour 2,4 milliards d’euros avec EADS.

Le véritable test pour les relations franco- saoudiennes aura été le contrat Sawari, portant sur des frégates et des sous-marins français, et qui est évalué à plusieurs milliards d’euros. Pour la France, c’est la preuve qu’elle a eu raison de compter sur l’Arabie Saoudite et de procéder à un rapprochement diplomatique. L’Arabie Saoudite, de son côté, y gagne une grande capacité sous-marine, pour la première fois de son histoire, et un allié fiable face à l’Iran et au régime syrien.


jeudi 14 mars 2013

La demagogie des RCDistes chez Nida Tounes

Nida Tounes n'aime pas ceux qui disent la vérité face camera


Faouzi Elloumi et Khemais Ksila en politique
Faouzi Elloumi et Khemais Ksila


Toute les vérité sont elle bonne a dire en politique ? Apparemment non chez les anciens serviteur du dictateur Ben ali. Qu'est ce que veut dire le mot démocratie de nos jours dans un parti politique en Tunisie ? Réponse: absolument rien sinon de voté,  ou sinon d’obéir au doigt et a l'oeil a une pensée unique fondé par un ancien ministre de Ben ali.

C'est ainsi qu'un membre du bureau politique de Nida Tounes du nom de Faouzi Elloumi, qui est dans la vraie vie un homme d'affaire proche du dictateur Ben ali et vice president de la centrale patronal Utica. Celui ci a été invité a un émission de télévision sur Hannibal tv la semaine dernière. Mal lui en a pris car le monsieur en question a été sincère face a la camera en répondant sincèrement a tout les questions de l'animateur télé.

AcTe 1: je dis la verité point barre

Lors de son passage télévisé, Faouzi Elloumi s'est donc livré à cœur ouvert et s’est prononcé sur diverses questions personnel impliquant entre autres sa vision du parti,  l'appartenance de ses membres du passé RCDiste avec le dictateur Ben ali
Monsieur Elloumi a affirmé qu'il n'y a pas de différence entre Destourien et RCDiste. Il en est même arrivé a évoquer une visite d'affaires en Israël, effectuée par un membre de sa famille avant l’avènement de la révolution.

Ces propos ont reçus une vague d'indignation de la part des dirigeants et membres à Nidaa Tounes. A noté que ce sont c'est même serviteur du dictateur Ben ali milite a tout va pour pas qu'ont leurs colle l’étiquette de RCdiste de Ben ali.

Acte1 : la réaction du parti

Comme dans les dictature et chez Nida Tounes, l'invité Faouzi Elloumi n'avait ni consulté ni eu l'aval pour participer à cette émission, selon des sources fiables au parti. En clair un membre du bureau devrais demandé la permission pour d’exprimé a la télé comme au temps de la dictature personne na droit a la parole sans autorisation. Evidemment cela existe que dans les regime totalitaire et chez Nida tounes ont aime l'ordre du chef d'en haut. La democratie ca sera pas pour demain en Tunisie...

Le parti suite a l’émission a rendu public un communiqué en date du 11 mars et signé par son président Béji Caïd Essebsi (un ancien serviteur de la dictature de Ben ali) dans lequel Nidaa Tounès affirme que "la participation de Faouzi Elloumi à l’émission Essaraha raha sur Hannibal TV samedi dernier, s'est faite à titre personnel". "Idem quant aux opinions exprimées par M. Elloumi durant l’émission et qui ne reflètent nullement la position du parti et son idéologie". Ainsi Nidaa Tounes se démarque des propos de Faouzi Elloumi ...

Quand au cacite du parti et autre retourneur de veste du style de Ksila, cela ne leurs plait pas qu'un autre du parti soit invité a la télé et pas lui. Tout cela représentent une vraies menaces pour eux en terme de popularité, Monsieur Ksila pense que son avenir et sa popularité sont en jeux. Et oui en Tunisie ont est encore un siècle en arriere par rapport aux reste du monde.

A cet effet, M. Ksila, accompagné de cinq autres élus à l'ANC et membres de Nidaa Tounes, ont publié, le 12 mars courant, un communiqué bien plus virulent que celui du parti Nida Tounes.  A travers lequel les élus ont voulu passer un message fort réprobateur, voire même hostile à l'égard de Faouzi Elloumi.  Selon ce communiqué, "Faouzi Elloumi, avec sa vision politique limitée, ne pouvait assimiler les défis du moment. Il utilise le mouvement de Nidaa Tounes pour redorer son image et réaliser ses objectifs personnels". Ces élus signataires ont dénoncé chez M. Elloumi une "duplicité" et "des rapports personnels avec certaines figures d'Ennahdha à des desseins personnels".
Tout est dit et la guerre est déclaré désormais.

Actes 2: les citoyens sont des pigeons et ont peut leur raconté n'importe quoi

Concernant Faouzi Elloumi et ses déclarations a la télé. Ksila affirme toujours qu' il ne représente que sa personne, il a causé du tort au parti, et a nui à l'image de ses membres. La direction du parti est consciente de l'enjeu. Aux citoyens nous disons, il s'agit d'un nuage estival passager, il s'agit de tirs amis et Nidaa Tounes se porte toujours à merveille!". 

M. Elloumi a de son côté affirmé a l'antenne d'une radio en haussant le ton, que M. Ksila est à la tête d'une bande qui cherche à semer la zizanie, tout comme il l'avait fait au sein d'Ettakatol (sont parti politique d'origine) auparavant", selon les propres termes de M. Elloumi sur la radio Shems Fm.

Quand a l'ancien secretaire du ministere de l'interieur sous Ben ali, M. Akremi a ajouté : "A Nida Tounes, il y a des divergences dans les opinions mais une harmonisation dans les prises de positions. Dans les autres partis, il y a toujours du mouvement, des nouveaux-venus et des partants. Mais à Nidaa Tounes, jusque là il n'y a eu que de nouvelle recrue.

Aujourd'hui, il est temps pour certains de quitter la locomotive!". Ainsi, insinuant d’éventuelles décisions d'écarter certaines personnes du leadership de Nidaa Tounes, M. Akremi n'a pas été très explicite et il a affirmé texto: "Il y aura une réunion du bureau politique qui va trancher cette question". En conclusion les heures de l'homme d'affaire Faouzi Elloumi sont compté.

Ps: Quand a moi, vous ne trouveras pas mon bulletin de vote pour votre parti d’âne et d'opportuniste a l'image d'Ennahda

dimanche 10 février 2013

La France doit Dégagé de la Tunisie

Le divorce entre Ennahda et la France

Des militants d'Ennahda dans les rues du centre ville de Tunis

24 heures après l'immense cortège des funérailles de Chokri Belaïd, qui s'était mué en manifestation contre Ennadha, le parti islamiste au pouvoir réplique en organisant une marche au centre ville de Tunis, la replique ne s'est pas faite attendre apparemment.

À l'appel des islamistes, quelques milliers de personnes  sont venu samedi 9 février sur l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère de la capitale, avec pour cible principale la France accusée d'ingérence dans la grave crise politique qui secoue la Tunisie.

"France dégage!" ont crié les manifestants à deux pas de l'ambassade de France protégée par la police et l'armée. Beaucoup brandissaient des pancartes appelant le président français François Hollande "à faire attention: la Tunisie n'est pas le Mali".  Le tout avec le conseillé du gouvernement Lofti Zitoun au micro sur la camionnette entrain d'harangué la foule des supporter d'Ennahda.

Le divorce

Entre la France et le parti au pouvoir, la rupture est consommé désormais. Peut-ont en vouloir a la France de faire le jeu de la démocratie? Le parti Ennahda depuis des mois joue la carte de la violence et obscurantisme en politique. Rien n'est clair en politique depuis que le mouvement Ennahda est a la tête du pays.
Tres mal conseillé en politique au sein d'ennahda, ceux si n'ont jamais jouer le jeu dans l'organisation des prochaine election. Pire le pays est géré comme une epicerie de quartier. Le parti Ennahda se contente toujours d'accusé des parti étrangère d’ingérence dans c'est affaires, de parlé de complot, de parlé d'opposition, bref de parlé de tout et de rien de concret pour l'avenir du pays. La violence dans le pays est du fait que le gouvernement a pour politique une forme de laissé aller a l'encontre des barbus et des terroristes violent contre les lois du pays. elle se satisfait d'une situation manichéenne en se persuadent que les singes et autre barbus du moyen age rentrerons en politique en respectant les lois. Mais encore une fois la realité dépasse la theorie ennahdienne de Rached Kheriji ....

Des promesses qui n'engage que ceux qui y croient

Le premier ministre tunisien Hamadi Jebali a assuré samedi que les ministères régaliens aux mains de son parti islamiste (Ennahda) seront remplacés par des indépendants dans le gouvernement apolitique qu'il veut former contre l'avis de son propre camp.

"Tous les ministres seront des indépendants, y compris à l'intérieur, la justice et aux affaires étrangères", a répondu M. Jebali à la chaîne d'informations France 24 qui l'interrogeait sur l'avenir de ces ministères clés auxquels le parti Ennahda refuse de renoncer.

Concernant c'est postes ministériel jamais le parti Ennahda acceptera de cédé un seul. Sont parti frère le CPR qui est un suiveur pratique le chantage avec un autre parti Ettakatol a l'encontre d'Ennahda. C'est 2 parti politique veulent que Ennahda cède le poste du ministère de la justice et des affaires étrangère a des indépendant ! Jusque aujourd'hui Ennahda na fait que tourné autour du pot et jouant sur les belles paroles en brassant du vent vis a vis du CPR et Ettakatol. Pire emme leurs suivent du CPR et Ettakatol estime que aucun poste de leurs parti doit etre renié a des indépendant ! Le CPR et Ettakatol veulent le beurre et l'argent du beurre ...
Alors croire que le conseil de la Choura, (un comité au sein d'Ennahda qui prend toute les decision du gouvernement) va donné carte blanche au premier ministre ce serais pour eux  un signe de defaite dans la gestion des affaires du pays. Ca signifirais clairement une defaite de plus sur le terrain politique. Le conseil de la Choura a t'il une alternative ?

Changé de gouvernement en nommant des personnes proche du pouvoir d'Ennahda ? Mouais sur une autre planete ! Mais un autre probleme se profile déjà a l'horizon et qui feras parlé de lui plus tard ce sont les touristes du parlement... 2 ans qu'ils sont la et ils n'existe toujours pas de constitution. Pire il ont auront la lourde tache d’obéir au conseil de la choura, en clair le gouvernement n'aura pas carte blanche pour voté les textes de lois. Ce sera un jeu de dupe au sein du parlement et la encore une crise paralysera le pays. 

Aujourd'hui le parti Ennahda est dans une logique guerrière d'ancien opposant et elle l'affirme en disant que:" Nous avons gagné les élections, nous sommes les représentant du peuple".  Ne parlons pas non plus du president de la République Moncef Marzouki, qui lui est totalement silencieux et abscent de la scene politique sur le sujet !


jeudi 24 janvier 2013

Association des magistrats tunisien

Rencontre avec la vice présidente de l'AMT, Raouda



 Raouda Kharafi
Madame Raouda Kharafi de l'association des magistrats tunisien

Déception, il n'y a que ce mot qui sort de ma bouche. Il était prévu au programme du 18 janvier la visite de la presidente Mme Kalthoum Kennou de l'association des magistrats tunisien (AMT) a Bruxelles, a la place ont a eu droit a la visite de la vice presidente Raouda Kharafi ce vendredi a Bruxelles.

La conférence
Pour commencé la vice presidente Raouda nous a fait un resumé de la situation passé sous le dictateur Ben ali, elle nous a expliqué les tentatives d'immixtion, l'eloignement de la capitale des juges, le noyautage de l'AMT, les déstabilisations dont les magistrats ont du faire face. Bref la corruption font partie du lot quotidien des magistrats tunisien, ce n'est qu'une minorité bien sur

Pour entré dans le vif du sujet Dans la salle nous étions que dix tunisien maximum comme spectateur. En face de nous j'ai trouvé une presidente qui n'etait pas motivé, lisant un texte comme un robot. J'ai demandé a la présidente pourquoi Kalthoum n'est pas la, elle ma répondu qu'elle avais beaucoup de travail. En regardant les actualité ce samedi matin sur internet, j'ai compris que l'association des magistrats tunisien organise une manifestation a Tunis ...
Dans le public tunisien, tout le monde avait préparé les questions.

Madame la vice presidente réclame la création d'une corporation de juge qui formerai elle même les juges et les magistrats. L'AMT réclame aussi un budget pour être autonome et une autonomie totale de la magistrature. J'aurais compris qu'elle réclame une reforme qui feront d'eux un état dans l’état en somme .... Drole de justice ! Mais le plus pire, dans les cadres des futurs proces pour les juges qui travaille pour le dictateur Ben ali ou bien ceux sont corrompus, l'AMT voudrais crée des tribunaux ou seul les membres de l'AMT se jugerais entre eux ! Fou rire garanti la ...

Question: Un membre du public lui demande quel sont les actions entrepris par l'AMT
Reponse de l'AMT: La reponse divague, elle reflechit. Ont a compris que les actions de l'AMT consiste a faire des manifestation, et c'est tout. C'est dernier temps l'AMT est venu vers le parlement a Tunis pour expliqué ca démarche, un peu tard en effet. J'aurais compris que l'AMT est structurellement défaillante dans la communication et qu'ils ignore les outils de lobbying... Ont peut etre sur que l'AMT ne connais les membres du parlement que a travers la télévision

Question: J'ai demandé a madame Raouda pourquoi le monde de la justice, de l'AMT et ou le conseil superieur de la magistrature ne demande pas pardon au peuple pour le mal qu'il ont fait a l'epoque de la dictature.
Reponse: Les juges doivent demandé pardons dans le cadre d'une justice transitionnel. En somme pas question de demandé un pardon ou un mea culpa ..

Question: Pourquoi ne pas publier les noms des juges corrompus, ceux qui sont impliqué dans des proces d'opinions politique etc ...
Reponse: L'AMT est contre la publication de la liste des noms de juge qui sont corrompus ou qui ont travaillé pour le dictateur Ben li. Madame Raouda nous dit que c'est dangereux pour le juge et ca famille. En somme la justice pour eux devrais etre rendu encore dans le cadre d'une justice transitionnel et non par des proces public. En somme l'AMT soutient l'omerta et les magouilles comme au temps du dictateur Ben ali. Raouda nous fait dire que dans une démocratie ont ne fait pas de procès public. Je lui ai retourné que dans une démocratie ou je vie et dans c'est un standard ici et partout en Europe, un juge a des comptes a rendre devant la justice. Et que chez nous ont publie tout les faits et ont met la photo du juge dans les journaux .. Ce a quoi ni elle et ca collegue Souad Noussa ne l'accepte pas et n'ont pas compris que la clarté et la liberté d'information sont la pour levé le voile sur les magouilles des juges.

Une video de 50 minutes sera prochainement mis sur youtube, vous pourrez la voir a cet adresse ci:
http://youtu.be/6lVpkwheFZ0

jeudi 16 février 2012

Les barbus d'Ennahda contre la presse

La presse est l'ennemi public numero 1 en Tunisie, et Ben ali est de retour !

Comme vous le savez, les barbus qui gouverne en Tunisie viennent de sortir de leurs grotte et commence a decouvrir la liberté de presse. Ils se trouve que les singes moyenâgeux du gouvernement ont trouvé un idiot de juge pour poursuivre le directeur général Nasreddine Ben Saïda du journal Attounnissia et son redacteur en chef et un journaliste qui s'apelle Hédi Hidri. Le motif officiel de l’arrestation est basée sur le code pénal et non sur le code de la presse : publication d’un article ou d’une photo de nature à troubler l’ordre public. Rien que ca.
Tené vous bien par ce que le journal a osé publié un joueur de football tunisien de nationalité allemande du Real de Madrid avec sa copine en petite tenue d'Eve dans l'edition du mercredi 15 février 2012. Alors la franchement ont est mort de rire hihi

L’article du code pénal sur lequel c'est basé l'idiot de juge pour arrêter les trois journalistes date de l’époque du dictateur Ben Ali. Il est donc étrange que l’on fasse appel aux textes que l’on désire et que ces mêmes textes soient rejetés dans d’autres affaires, notamment celles touchant les Salafistes.
Pour en revenir a notre affaire, il a eu aussi la saisie de journal Attounnissia en Tunisie et cela ne sait jamais passé sous le dictateur Ben ali pendant sont regne sur la Tunisie 

La foto qui que les moyenageux du gouvernement n'aime pas

Dans tout les pays du monde ont voit des foto de femme en maillot de bain, et je commence a comprendre que ont est vraiment dirigé par des idiots moyenâgeux en Tunisie.
Quand des barbus et des salafiste moyenâgeux publie des appels a la haine, la miraculeusement les barbus de juge ne bouge pas ! Mais pour s'en prendre a 3 journalistes pour une foto de gonzesse, c'est direct la prison et les grands moyens policier. C'est du n'importe quoi avec les singes d'Ennahda

Des magazines comme Voici ou Gala sont exposés dans nos kiosques avec des seins nus, alors que la photo du quotidien tunisien était simplement dénudée. Chaque journal ayant sa ligne éditoriale et c’est aux lecteurs de choisir ce qu’ils veux lire.

Le plus dangereux dans cet affaires judiciaire c'est que ont veut en faire un exemple pour montré que la presse va devoir payer pour avoir publier une femme en tenue legére. En tout cas le pays va lentement et surement a la derive et la liberté de la presse est menacé tout entier.
En tout cas aujourd'hui le directeur du journal dort en prison a cause des singes qui gouverne la Tunisie, c'est vraiment triste !


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