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vendredi 25 mars 2016

Chercheur, expert en questions de terrorisme

LES TERRORISTES PROSPÈRENT SUR LA DÉFAILLANCE DES ÉTATS



Habib Sayah


BIO EXPRESS : Juriste de formation, Habib Sayah est l’auteur de plusieurs articles sur l’organisation jihadiste Ansar Charia, dès sa création en 2011. Actuellement Scholar au Département des études de la guerre du King’s College London, il mène des recherches sur des sujets aussi divers que le jihad contemporain, la stratégie militaire, les guérillas, insurrections et conflits asymétriques, les mouvements sociaux, la violence politique, les relations internationales et la géopolitique de l’énergie. Il prépare un mémoire de recherche sur le jihad en Tunisie et sur la réponse sécuritaire du gouvernement tunisien face à cette menace, notamment la capacité et la préparation de l’armée tunisienne à y répondre de manière adéquate. 
Habib Sayah est également analyste Risque politique au sein du département Afrique du Nord & Moyen- Orient de la société de consultants IHS et rédige à titre indépendant des expertises sur les questions liées au risque politique et à la sécurité (humaine, tourisme, infrastructures, investissements pétroliers etc.) en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, notamment en Tunisie, Libye et Syrie.
Il est directeur de l’Institut Kheireddine et contribue régulièrement aux travaux de cercles de réflexion étrangers, notamment le Washington Institute for Near East Policy.

Al-Qaïda, AQMI, Ansar Charia, Signataires par le Sang, Al-Murabitoun... Quelles sont ces organisations Djihadistes actives dans la région du Maghreb, leurs objectifs et leurs stratégies? Réponses d’un spécialiste tunisien du terrorisme, Habib Sayah.




Quelles sont les principales organisations jihadistes implantées en Afrique du Nord ? Ont-elles des relations avec celles du Moyen-Orient?
Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est très certainement la principale organisation jihadiste dans la région. Issue du Groupe salafiste pour la prédication et le combat qui s’est illustré durant la guerre civile algérienne, AQMI est dirigée par Abdelmalek Droukdal, également connu sous le nom d’Abou Moussab Abdelwadoud.

Dominée par les Algériens pour des raisons tant historiques que géographiques, AQMI est officiellement rattachée au commandement central d’Al-Qaïda depuis 2006, avec pour principale mission de lutter contre l’influence française dans la région. Davantage tournée vers le «jihad de proximité» depuis les révolutions arabes de 2011, AQMI incarne l’orthodoxie d’Al-Qaïda, fidèle en tout point aux instructions d’Ayman Zawahiri.

Cela n’a pas toujours été le cas, notamment lorsqu’elle comptait parmi ses commandants régionaux Mokhtar Belmokhtar, qui est aujourd’hui à la tête de l’un des groupes les plus récents, à l’origine de la prise d’otages spectaculaire d’In Amenas.
Belmokhtar, qui faisait la liaison entre AQMI et les Touaregs du Mali, a été désavoué par Droukdal, fin 2012. Électron libre, il refusait en effet de se conformer aux instructions que lui adressait Zawahiri, « émir-en-chef» d’Al-Qaïda: éviter d’aliéner les populations civiles au Mali, ne pas attaquer de civils musulmans, ni profaner de mausolées... Dans un document retrouvé au Mali, on lit que Droukdal lui reproche également de ne pas avoir transmis sa comptabilité au commandement central et, plus généralement, son insubordination. Suite à cette rupture, Belmokhtar a annoncé la création de sa propre organisation, les Signataires par le Sang, devenue par la suite Al-Murabitoun. Impliqué dans les trafics en tous genres, ses activités s’étendent de la Mauritanie à la Libye au nord, et jusqu’au Nigeria, plus au sud.

La nouveauté directement issue de ce que qu'on a appelé le « Printemps Arabe » a pris la forme d’un ensemble de groupes dénommés Ansar Charia. Le premier d’entre eux, créé en Tunisie en 2011, a fait des émules puisque des groupes portant le même nom sont apparus en Mauritanie, au Maroc, en Libye et en Égypte. Bien que niant la légitimité des frontières des États-nations qu’ils qualifient de diktat impérialiste imposé par l’Occident, ces groupes circonscrivent leurs activités à l’échelle locale.

Tous ces groupes entretiennent des relations plus ou moins étroites avec des organisations jihadistes transnationales ou étrangères, notamment Al-Qaïda central. Mais les liens les plus visibles aujourd’hui associent les jihadistes maghrébins à Jabhat Al-Nusra en Syrie et à l’État islamique en Irak et au Levant (Daâch), deux organisations désormais rivales mais auxquelles les Maghrébins envoient régulièrement des volontaires.

Est-il juste de dire que la Libye est devenue l'espace d’ancrage de ces organisations?
Je ne parlerais pas d’espace d’ancrage mais plutôt de havre où les organisations jihadistes bénéficient d’une liberté et d’une marge de manœuvre inédites, du fait de l’incapacité de l’État libyen à faire régner l’ordre et la sécurité sur son territoire. C’est au Fezzan, le quart Sud-Ouest de la Libye, que Belmokhtar s’est réfugié suite à l’intervention française au Mali. Il y bénéficie du soutien de groupes Touaregs associés à ses activités de contrebande, ainsi que de la sympathie des organisations jihadistes locales. C’est aussi en Libye que certaines figures d’Ansar Charia en Tunisie se sont installées après que le gouvernement a pris des mesures contre cette organisation. Laquelle a pu compter sur le soutien de son groupe homonyme libyen. La Libye est également l’un des points de passage privilégiés des Maghrébins sur la route du jihad au Levant. Ils y trouvent un soutien logistique ainsi que des camps d’entraînement.

Quels sont les objectifs des groupes jihadistes et leurs stratégies vis-à-vis des pouvoirs en place dans la région?
La nouvelle donne en matière de stratégie jihadiste au Maghreb, c’est Ansar Charia. C’est sa dimension politique et sociale qui la distingue de la vieille école incarnée par le jihad algérien.

En effet, Ansar Charia, notamment dans ses variantes tunisienne et libyenne, a déployé des efforts monumentaux pour développer une action sociale digne des plus grandes organisations humanitaires: distributions de nourriture, soins, fournitures scolaires, etc. En Tunisie, l’organisation a même mis en place une sécurité sociale informelle sans cotisation pour les nécessiteux et s’appuyant sur un système de tiers-payant à travers des partenariats avec des pharmaciens implantés dans certaines zones défavorisées. Ansar Charia en Libye, qui est davantage militarisée que sa cousine tunisienne, a également mené des actions sociales, parfois de dimension internationale en envoyant de l’aide humanitaire au Soudan, par exemple. Bien qu’il leur arrive de verser dans la violence, l’objectif de ses membres est avant tout l’établissement de vastes mouvements sociaux acquis à la cause du jihad. Pour y parvenir, ils concurrencent les États défaillants auprès des populations les plus vulnérables. Leurs manifestations violentes, comme les attaques de septembre 2012 contre les missions diplomatiques américaines, à Benghazi et à Tunis, ne forment pas le cœur de leur stratégie qui est bien plus sophistiquée et politisée.

Ces jihadistes ne reconnaissent absolument pas la légitimité de l’État, encore moins son autorité. Ils qualifient ses forces de sécurité et ses dirigeants de taghut, c’est-à-dire de tyrans. Pour eux, la participation démocratique n’est pas une option et équivaudrait à un acte d’apostasie. À terme, leur stratégie a pour objectif ultime la chute des régimes, qu’ils soient démocratiques ou non, et leur remplacement par le Califat. Cette abolition de la République, ou de la Monarchie, ne pourrait se faire sans résistance de la part de l’État, et impliquerait nécessairement une lutte armée. C’est en cela qu’Ansar Charia se distingue des salafistes dits « quiétistes» que la guérilla ne concerne pas.

Les jihadistes d’Ansar sont néanmoins conscients qu’ils doivent atteindre une certaine masse critique et recueillir l’adhésion populaire à leur projet avant de pouvoir prétendre abolir l’État. D’où cette forme de jihad centrée sur la population et s’appuyant davantage, dans sa première étape, sur l’action sociale que l’action armée.

Quelle est la place de l’organisation tunisienne Ansar Charia dans cette nébuleuse?
Ansar Charia en Tunisie a joué un rôle pionnier en mettant en pratique ce nouveau jihad promu et soutenu par des idéologues extrêmement influents comme le Palestinien Abu Qatada, le Jordanien Maqdisi et le Mauritanien Shinqiti. Seule organisation jihadiste opérant dans l’environnement permissif qu’était celui de la nouvelle Tunisie démocratique, Ansar Charia a fait de ce pays un laboratoire d’expérimentation sociale et, pour y parvenir, a obtenu le blanc-seing d’Al-Qaïda qui s’est engagée à ne rien faire qui risquerait d’entraver ou de faire échouer les efforts de prédication menés par Ansar Charia.
Comptant une cinquantaine de membres au moment de sa création, l’organisation salafiste a, grâce à la stratégie de son fondateur Abou Iyadh, absorbé la quasi-totalité des groupuscules jihadistes concurrents en Tunisie, pour atteindre une base estimée à 10 000 adhérents, au terme de la première année. Abou Iyadh a réalisé ce qu’aucun autre émir jihadiste n’avait pu accomplir: construire un
véritable mouvement social de masse, perçu par ceux qu’il côtoie comme une organisation de bienfaisance. Avant l’apparition d’Ansar, l’idéologie jihadiste était marginale, y compris dans les milieux salafistes. Aujourd’hui, elle fait partie du paysage politique, social et culturel tunisien.

Les choses ont néanmoins changé après que le gouvernement ait classé Ansar Charia comme une organisation terroriste sur la base d’accusations relatives aux assassinats des leaders d’opposition Chokri Belaid et Mohamed Brahmi. Ansar Charia fait désormais profil bas, mais ses milliers de membres sont incorporés dans le tissu social. Il est difficile pour le moment de prédire leur prochain mouvement.
Il est vrai que le leadership de l’organisation a choisi la voie de l’exil. Certains s’abritent en Libye, comme Abou Iyadh, tandis que d’autres sont passés en Syrie où ils bénéficient d’une aura prestigieuse. Certains ont même intégré la direction de Jabhat Al-Nusra ou celle de l’État islamique au Levant et en Irak. La question qui se pose d’un point de vue tunisien est celle du retour: quand, comment et avec quelles intentions? Toutefois, pour ceux qui ont gagné le front syrien, le retour n’est pas forcément une option envisagée. En effet, la perspective d’un véritable califat au Levant est palpable, du moins dans la perception des jihadistes, et certainement davantage qu’en Tunisie. Nombreux sont ceux qui préfèrent participer à cette entreprise jusqu’au bout.

Quelles significations donner aux enlèvements en Libye, notamment de diplomates?
À mon sens, ces enlèvements ne sont pas des actes intrinsèquement jihadistes. L’enlèvement de diplomates jordaniens et tunisiens avait pour seul objectif la libération de prisonniers appartenant au courant jihadiste libyen par les gouvernements respectifs de ces pays. Les auteurs, toujours anonymes, semblent faire partie d’un groupe ou d’un groupuscule salafiste libyen bénéficiant de
complicités tunisiennes. Cet anonymat permet aisément de conclure qu’ils n’ont pas réalisé ces enlèvements pour en tirer un quelconque bénéfice médiatique ou pour accroître leur notoriété. Toute spéculation sur l’identité de ces auteurs serait hasardeuse. Il est clair, néanmoins, que ce groupe est libyen et non tunisien comme l’ont prétendu de nombreux médias basés en Tunisie. Il peut s’agir de l’une des centaines milices présentes en Libye, et plus précisément d’une milice indépendante d’obédience salafiste. Ce peut également être Ansar Charia en Libye, mais cette organisation dont le bastion se trouve en Cyrénaïque aurait eu plus de difficultés à réaliser ce type d’opérations à Tripoli sans se heurter à l’hostilité des puissantes milices de Misrata, passage quasi-obligé entre le Nord-Est du pays et la capitale. Je pencherais donc pour une milice basée en Tripolitaine, mais à l’heure actuelle, nous ne pouvons pas en avoir la certitude.

Comment contrer ces mouvements sur les plans régional et international?
Sur le plan régional, la priorité est la coopération en matière de renseignement. Les groupes jihadistes maghrébins entretenant des liens de coopération, leurs membres migrent d’un pays à l’autre et montent des opérations communes. L’axe tuniso-algérien est la voie de coopération la plus prometteuse. Pour l’heure, la Libye n’est pas un candidat crédible pour la coopération intergouvemementale en matière de sécurité. On peut difficilement envisager un partenariat efficace avec un pays où les armes et le pouvoir sont dispersés entre plusieurs centaines de milices indépendantes et dont l’armée nationale désobéit ouvertement à son chef de gouvernement.
Quant à la coopération avec les Etats-Unis et l’Europe, elle doit être un pilier essentiel de la lutte contre le jihadisme en Afrique du Nord. Cependant, la coopération avec ces pays, sous sa forme actuelle, n’est pas satisfaisante. Je pense notamment au cas de la Tunisie dont l’armée est inexpérimentée face à ce type de menaces.
Les troupes tunisiennes reçoivent une aide de plusieurs pays occidentaux sous forme d’équipement et d’entraînement. Le problème est qu’il s’agit d’un entraînement basique en matière de contre-terrorisme: des méthodes inadaptées à la menace nouvelle que représente la stratégie jihadiste actuelle. Les mouvements de type Ansar Charia sont, dans le vocabulaire militaire, davantage des insurrections que des organisations terroristes. Le terrorisme n’est qu’une option tactique parmi d’autres que ces mouvements peuvent employer. Mais ces organisations sont essentiellement des mouvements sociaux extrémistes et, d’une certaine manière, révolutionnaires. On ne les combat pas comme on combat les terroristes classiques des décennies précédentes.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont pourtant développé une doctrine contre-insurrectionnelle extrêmement sophistiquée à l’occasion des guerres d’Irak et d’Afghanistan, incorporant des éléments de sciences sociales et s’adressant à la dimension politique et culturelle de la menace. Si les stratégies américaine et britannique ont échoué sur le terrain, c’est essentiellement parce que cette doctrine n’a pas été appliquée, sauf à petite échelle et dans certaines provinces où elle a fait ses preuves. Or, ce n’est pas cette doctrine que l’on enseigne à l’armée tunisienne mais bien les vieilles recettes.
Plus généralement, l’aide américaine et européenne pourrait s’avérer cruciale dans le cadre de la modernisation de l’armée sur le plan organisationnel et sur le plan de la formation des officiers. Mais l’on ne peut reprocher aux partenaires occidentaux de ne pas travailler suffisamment en ce sens, car en amont il faut une volonté politique de la part des pays maghrébins de profondément réformer leurs institutions militaires et sécuritaires.

J’insiste sur la Tunisie, car c’est le pays qui souffre du plus grand déficit en la matière: elle a une armée de taille réduite, marginalisée depuis une cinquantaine d’années. Les unités d’élite s’en sortent honorablement sur le plan tactique, mais il lui manque une vision stratégique au niveau des états-majors.

mercredi 25 mars 2015

Polarisation politique et montée des partis laïques


Ennahda


Le parti Ennahda a été jugé en grande partie responsable de ces événements. La plupart des partis d’opposition ainsi que des Tunisiens favorables à la laïcité, et même certains islamistes, accusent Ennahda d’avoir encouragé la montée du salafisme en Tunisie. Certains groupes, dont le comité indépendant d’enquête et de suivi de l’affaire Chokri Belaïd créé par des proches de ce dernier peu après son assassinat, ont même tenté d’attribuer directement les assassinats à Ennahda. Ils ont également blâmé le parti d’avoir soutenu un durcissement religieux après la révolution et d’avoir cherché en priorité à nouer le dialogue avec les ultraconservateurs plutôt qu’à
les affronter. Beaucoup de Tunisiens accusent aussi certains membres du parti au pouvoir d’avoir entretenu des relations étroites avec les salafistes, dont certains djihadistes maintenant liés aux assassinats.
Ainsi, la décision d’Ennahda de désigner Ansar al-Charia comme organisation terroriste, après que certains de
ses membres eurent été soupçonnés d’avoir joué un
rôle dans les assassinats, a été prise sous l’effet des énormes pressions exercées par les partis d’opposition. Au lendemain des assassinats, ceux-ci se sont unis pour créer le Front populaire, l’Union pour la Tunisie et le Front de salut national, et ont lancé un appel au renversement du gouvernement. Divisés entre eux avec d’une part,

une aile dogmatique et, d’autre part, une aile plus pragmatique, de nombreux membres d’Ennahda étaient farouchement opposés à la désignation d’Ansar al-Charia comme organisation terroriste. L’aile dogmatique du
parti a accusé ses dirigeants de réprimer un mouvement islamiste en grande partie pacifique comme l’avait fait Ben Ali dans les années 1990, en soutenant que cette façon d’agir ne faisait que favoriser la radicalisation. En fait, beaucoup de salafistes ont quitté Ansar al-Charia après sa désignation comme organisation terroriste. Certains sont partis par crainte des conséquences légales, alors que d’autres étaient simplement scandalisés par les allégations du gouvernement selon 
lesquelles des membres de l’organisation avaient joué un rôle dans les assassinats. Ceux qui sont restés sont les membres les plus radicaux qui mènent maintenant leurs activités dans la clandestinité, ce qui, au bout du compte, ne fera que rendre la tâche de les maîtriser plus difficile pour le gouvernement.
L’aile jeunesse d’Ennahda s’est particulièrement opposée à la désignation d’Ansar al-Charia comme organisation terroriste. Bien des jeunes membres sont idéologiquement près de l’aile dogmatique et des salafistes. Selon des sources internes, dès mars 2012, lorsqu’Ennahda a décidé d’abandonner l’idée d’inclure une mention de la charia dans la Constitution, jusqu’à 20 % des jeunes membres ont quitté le parti. D’autres démissions, dont celles de membres haut placés du parti, ont été signalées à la suite de la désignation d’Ansar al-Charia comme organisation terroriste et de la crise au sein du gouvernement. À la fin de novembre 2013, les membres majoritaires du bureau régional d’Ennahda à Gafsa ont démissionné, invoquant des différends avec les dirigeants du parti.
Alors que certains membres de l’opposition politique laissent croire à une scission au sein d’Ennahda, il est plus probable que le parti accélérera l’application de sa décision de séparer le mouvement religieux de son aile politique. Une telle mesure aurait pour effet d’apaiser bon nombre des militants qui accusent les islamistes au pouvoir de pragmatisme et croient que la religion a souffert du fait d’avoir été associée à la politique. Comme premier indice de cette séparation, le dirigeant d’Ennahda, Rachid Ghannouchi, a créé
un « Comité 21 » dirigé par Zied Ladhari et d’autres pragmatistes, qui deviendra probablement une force importante au sein de l’aile politique du parti.
Contrairement à la situation en Égypte, Ennahda demeurera une
force importante sur la scène politique tunisienne malgré l’opposition du parti Nida Tounes. Dirigée par Béji Caïd Essebsi, cette coalition jouit, selon les récents sondages, du soutien d’environ 30 % de la population, soit un peu plus qu’Ennahda. Toutefois, il est peu probable qu’elle arrive mieux qu’Ennahda à régler les difficultés politiques et économiques et les problèmes liés à la sécurité auxquels se heurte
la Tunisie, et ce, à cause de sa fragmentation idéologique. En fait, Nida Tounes regroupe d’anciens membres du Rassemblement démocratique constitutionnel (RCD), le parti de Ben Ali, ainsi que
des membres des partis destouriens, des gauchistes, des militants 
syndicaux et des indépendants. La présence de ces divers courants idéologiques a été une source de division, à tel point que le parti
n’a pas encore réussi à tenir sa conférence de fondation. Les membres n’arrivent pas à s’entendre sur la question de savoir si les dirigeants devraient être élus ou nommés, puisque les gauchistes, les indépendants et les membres des partis destouriens craignent que le RCD ne domine le parti.

Conséquences à court et à long terme pour la Tunisie et la région

La scission interne a aussi empêché Nida Tounes de créer une aile jeunesse. L’idée selon laquelle la création du parti et la nomination des membres pourraient être confiées à des jeunes n’a pas retenu l’attention. Nida Tounes n’arrivera probablement pas lui non plus à éliminer les causes profondes de la radicalisation des jeunes. On peut plutôt s’attendre à ce qu’il suive l’exemple d’Ennahda et recoure principalement à la force pour contrer les menaces djihadistes croissantes.
L’impasse politique actuelle et l’arrivée au pouvoir probable d’un gouvernement technocrate à l’issue du dialogue national ne font
que retarder les vastes réformes socioéconomiques et liées à la sécurité nécessaires pour lutter contre la radicalisation et empêcher les djihadistes d’entrer en Algérie et en Libye. En fait, les autorités n’ont pas encore élaboré de stratégie pour gérer le retour éventuel des 2 000 Tunisiens qui se battent actuellement en Syrie. Comme
le gouvernement technocrate sera surtout chargé d’organiser les prochaines élections, on ne peut s’attendre à ce que les conditions de sécurité en Tunisie s’améliorent de façon marquée à moyen terme.

Ces sombres perspectives ne devraient toutefois pas mener à une surestimation de la menace djihadiste en Tunisie. Loin d’être des acteurs dominants, les djihadistes salafistes en Tunisie jouissent beaucoup moins de l’appui de la population que ceux en Libye voisine, par exemple. Même la plupart des Tunisiens qui appuient le djihad en Syrie s’opposent à une telle lutte en sol tunisien. En outre, la topographie de la Tunisie ne se prête pas à des opérations djihadistes massives, contrairement à la vaste région du Sahel dans les pays voisins ou aux montagnes de l’Algérie. De plus, la majeure partie
de la région du mont Chaambi, relativement petite (70 kilomètres carrés), a été bombardée ou est surveillée par les forces de sécurité. 


La frontière avec la Libye est maintenant mieux sécurisée grâce à l’établissement d’une zone tampon en août 2013. Cela dit, ce n’est qu’en adoptant une stratégie plus diversifiée en matière de sécurité et en coopérant de plus près avec les services de sécurité de la région que la Tunisie pourra atténuer la menace djihadiste. 


dimanche 22 mars 2015

Polarisation politique, radicalisation des jeunes et conséquences pour la région


Marginalisation et radicalisation des jeunes 


La tenue des premières élections libres et équitables en Tunisie
à l’issue du « printemps arabe » a été proclamée partout dans le monde comme un modèle de réussite. Toutefois, peu d’attention
a été accordée au fait que seulement 27 % des jeunes ont voté. Désillusionnés par la politique, ils étaient nombreux à penser que ni les partis laïques engagés dans des querelles intestines, ni l’option islamiste, Ennahda, ne tenaient compte de leurs préoccupations. L’incapacité de ces partis à les intégrer en témoigne d’ailleurs. En fait, alors que les jeunes âgés de moins 30 ans représentent 50 % de la population, seulement 4 % des membres de l’Assemblée constituante font partie de ce groupe d’âge. Cet état de choses a amené bien des jeunes à accuser leurs dirigeants de s’être « approprié » la révolution.

À cette marginalisation politique s’ajoute la situation économique difficile en Tunisie, dont les jeunes sont les principales victimes. Peu après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali en janvier 2011, un sondage d’opinion a révélé que la plupart des jeunes Tunisiens s’attendaient à ce que leur situation s’améliore dans les deux prochaines années. Pourtant, presque trois ans après la révolution, les étudiants d’université connaissent les taux de chômage les plus élevés au pays. En ce moment, environ 34 % des titulaires d’un diplôme universitaire sont sans emploi, soit presque 10 % de plus qu’avant la révolution. Cette situation est étroitement liée à un autre problème nouveau : le nombre croissant de jeunes qui ne se rendent pas à la fin de leurs études. Les étudiants ne se présentent pas aux cours et aux examens parce qu’ils sont convaincus qu’un diplôme universitaire ne leur ouvrira pas de portes sur le marché du travail.
Dans un tel contexte, les jeunes Tunisiens deviennent particulièrement susceptibles de se livrer à des activités criminelles et de se tourner vers l’islam radical. En fait, la plupart des salafistes en Tunisie, y compris ceux qui appartiennent à la mouvance djihadiste violente, sont âgés de moins de 30 ans, et leurs rangs ne cessent de grossir. Pourtant, les causes de la montée du salafisme en Tunisie sont complexes, d’autres facteurs à l’échelle nationale et régionale entrant en jeu. Par exemple, les libertés nouvellement acquises
à la suite de la révolution ont permis à des prédicateurs, souvent 
d’Arabie saoudite, de se rendre en Tunisie pour propager leurs croyances ultraconservatrices. En outre, le gouvernement intérimaire de Béji Caïd Essebsi a libéré tous les prisonniers politiques, dont 300 djihadistes salafistes d’expérience.
Parmi ces prisonniers figurait Abou Iyad qui, dès sa mise en liberté, a fondé Ansar al-Charia, le groupe salafiste le plus important en Tunisie. Cette organisation n’a pas tardé à prendre de l’ampleur, ayant attiré quelque 5 000 personnes lors de son premier congrès tenu en mai 2012 à Kairouan. Elle a concentré ses activités sur la dawa, soit la prédication et la propagation de l’islam, ainsi que sur des œuvres
de bienfaisance. Les dirigeants et certains des membres du groupe croient au djihad, mais Abou Iyad ne cesse d’insister sur le fait que la Tunisie ne s’y prête pas. Par contre, il a appuyé ouvertement le djihad dans d’autres pays de la région.
De nombreux jeunes Tunisiens ont combattu dans la guerre contre le colonel Kadhafi, ce qui leur a permis de suivre un entraînement et d’obtenir des armes qui ont souvent été introduites illicitement en Tunisie. L’intervention de la France au Mali a aussi incité certains Tunisiens à se battre aux côtés des séparatistes touaregs et des rebelles islamistes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Lorsqu’ils ont été évincés du nord du Mali, certains combattants sont partis pour la Tunisie et se sont cachés dans la région du mont Chaambi ainsi que dans le gouvernorat du Kef. À l’heure actuelle toutefois, la Syrie est plus attirante, quelque 2 000 Tunisiens se battant contre le régime Assad aux côtés des membres du Front al-Nusra.
Les assassinats, en février et juillet 2013 respectivement, de
Chokri Belaïd et de Mohammed Brahmi—tous deux figures de proue de l’opposition politique qui critiquaient farouchement le gouvernement islamiste—découlent directement de ce processus de radicalisation

et, plus particulièrement, de l’union des forces djihadistes nationales et régionales. Bon nombre des personnes qui auraient joué un rôle dans les assassinats avaient suivi un entraînement à l’étranger avant de soutenir la cause djihadiste en sol tunisien. De même, le modus operandi des responsables du massacre sanglant de membres des forces de sécurité au cours des derniers mois rappelle celui des islamistes radicaux ayant des liens avec al-Qaïda.


dimanche 20 avril 2014

Terrorisme

La banalisation du terrorisme


terrorisme


Deux événements datant d’avant hier m’ont interpellé, dans la tristesse et la douleur.
Le premier, le décès d’un jeune tunisien, à la fleur de l’âge, père d’une petite fille de 18 mois, le caporal Chawki Ben Khelifa, tombé dans le piège de l’obscurantisme malintentionné et assassin, explosé en plein vol en même temps qu’une mine au djebel Chaambi. Je ne peux que prier pour la paix à son âme et souhaiter du courage aux siens.
Le deuxième est la mise à feu du drapeau tunisien par le même obscurantisme malintentionné, ou son meilleur ami, dans le quartier Ettadhamen dans la nuit d’avant hier.
Mais un troisième fait a été pour moi encore plus cruel que les deux précédents : le silence quasi total qui a accompagné les deux drames !
Quelques mots diffusés par quelques médias, une information comme une autre, presque avec la même émotion que la nouvelle d’un accident de la route.
En un mot : LE TUNISIEN S’HABITUE, doucement mais surement !
Souvenons nous des émois qui avaient ponctué les événements de Manouba quand notre drapeau a été foulé aux pieds et des premiers martyrs du Djebel Chaambi ; C’était il n’y a pas si longtemps : quelques mois, peut-être une année. Un peuple entier a été figé avant de se dresser comme un seul homme contre l’humiliation de son drapeau et le massacre de ses soldats ; Avec plus de colère encore, peut-être, que ce fameux 14 janvier…
Mais jour après jour, humiliation après humiliation, exécution après exécution, aberration après aberration, on finit par se faire à tout, et enfin, à se laisser faire, docilement, sans protester, ou à peine !
Pas un communiqué officiel, pas une réaction d’aucun parti ou leader politique, pas un mot du gouvernement, …. rien que le silence indifférent, fataliste, honteux.
Certains penseront peut-être que ce tribu est un mal nécessaire et inévitable, une conséquence indubitable d’erreurs déjà consommées et à force de le penser, on finira par le légitimer et par le classer à la rubrique des chiens écrasés
Avant hier, un soldat, symbole de la Nation, de la République, de l’Etat est tombé dans le silence et l’insouciance de tous.
Avant hier, mon drapeau, emblème de mon Pays, de mon Honneur, de ma Patrie a été brulé dans le silence et l’insouciance de tous.
O combien j’avais espéré pour ce pays que l’issue de la benalisation soit autre que la banalisation de la violence et de l’humiliation.

mardi 6 août 2013

Les terroristes passe a l'attaque en Tunisie

La semaine de tous les dangers 


Terrorisme en Tunisie
La brigade anti-terroriste a Sousse la semaine derniere

Brigade anti terroriste en Tunisie
un terroriste tuer, et 4 autres en etat d'arrestation

des habitants dans la rue



En plein mois de ramadan plusieurs actions et tentative d'acte terroriste ont eu lieu sur le territoire tunisien. La question a 1 millions d'euro: Quand ca va faire BOOM en Tunisie. Ce n'est juste qu'une question de temps ...

En Tunisie nous sommes a qu'une étape d'apprentissage dans la lutte contre le terrorisme, la Tunisie va devoir comme en Algerie apprendre a vivre avec le phenomene. Il est inutile de vous rapellé que si tout ca a peu avoir lieu chez nous, ce n'est que grace a la connivance politique et criminel du parti Ennahda aux pouvoirs qui a laissé prospéré le salafisme, le djihadisme en Tunisie depuis le début de sont mandats

Le pire de tout ca, c'est que notre divin roi president de la republique gracie des terroristes en prison pour les liberé du jour au lendemain sans aucun suivi. LE tout dans le cadre d'une loi d'amnestie en 2O11 ! la, Et donc la semaine derniere Un ancien membre du groupe de Soliman a été arrêté en possession d’armes. Des coups de feu et des arrestations, la fouille du vehicule a permis de mettre la mains sur des armes et des munitions.


Rappel des faits dans le nouveau far west en Tunisie


Samedi 3 aout: Deux personnes ont tenté, dans la nuit du vendredi à samedi, de faire exploser le Centre commercial Carrefour Market au quartier Lafayette, au centre-ville de Tunis. Le tout a échouer grace a la vigilance du gardien qui a vu les deux macaques barbus en trein d'essayé de posé leurs engins
Detail qui tue, les macaques étaient en ''qamis'' (habit afghan, NDLR) et barbus, l'un deux portait une casquette».

- Un paquet suspect retrouvé devant la maison d'un gradé militaire  a El Manar 2 lui demandant de mettre fin aux operations de l'armées tunisienne. Dans ca lettre l'auteur demande à stopper immédiatement les bombardements et les opérations de ratissage visant le groupe terroriste proche d'Al-Qaïda qui s'y est réfugié.


Objet suspect découvert à la Médina devant le poste de police Sidi Ali Azzouz
Encore un paquet suspect qui a été découvert cette fois-ci à la Médina, précisément devant le poste de police de Sidi Ali Azzouz en fin de matinée. Il s'agit cet fois d'un carton contenant une batterie et des fils électriques avec des explosifs. L'objet en question trouvé a été transféré aux laboratoires des services concernés du ministère de l'Intérieur.”


Un dimanche ordinaire en Tunisie: Plastiquage d'un 4X4 de la Garde national a la Goulette, cet fois ca a sauté un petit peu. La ont a eu la chance vu que l'incompetence regne encore chez les singes terroristes. Les degats sont mineur. Un ami a Tunis me conseille depuis c'est fait d'évité de garé ma voiture pres d'une voiture de police dorénavant .... Au cas ou ...


Les unités spéciales de la police arrêtent des terroristes à Ouerdia. La une opération de police avait eu lieu dans la zone de Ouerdia. Cette opération, menée par les unités spéciales, visaient des éléments terroristes qualifiés de dangereux. Après un échange nourri de tirs, un des terroristes a trouvé la mort, un autre a été blessé et 4 ont été arrêtés. Selon le ministère de l’Intérieur, ce groupe est lié à d’autres opérations de terrorisme.


Un salafiste tire sur la police et prend un enfant en otage et lance une grenade sur la police. Une opération de police visant trois personnes a eu lieu le 3 août dans la région de Sousse. Au cours de cette opération, un individu d’obédience salafiste avec ses deux complices, a sorti une arme et a ouvert le feu sur les policiers aux abords de l’hôpital Sahloul.
Par la suite, le terroriste a agressé un père qui tentait de l’empêcher de prendre son fils en otage. Le tireur s’est servi de l’enfant comme bouclier humain pour couvrir sa fuite et empêcher les policiers de lui tirer dessus ou de l’arrêter. Après avoir relâché l'enfant, l’individu poursuivi n’a pas hésité à jeter des grenades en direction des policiers. L’agresseur est toujours en fuite alors que ses deux complices ont été arrêtés.  Le terroriste est liée à une opération des unités spéciales qui ont déjoué une tentative de meurtre dont l’objectif était d’assassiner une autre personnalité politique dans la ville de Sousse. Comme toujours la perquisition effectuée dans le domicile des personnes concernées a permis de saisir des armes, des grenades et des documents.



Conclusion



Souvenons-nous que chaque salafiste, djihadiste et barbus est un suspect potentiel, aussi bien homme que femme.  Plus vite Ennahdha sera dégagé en Tunisie, plus vite on pourra se débarrasser des barbus en les remettants tous en prison puisque il ne savent pas vivre en société. 



jeudi 1 août 2013

Al quaida en Tunisie

Qui peut arrêté les terroristes en Tunisie




Le Mont du Jebel Chaambi est immense


Certainement pas le gouvernement islamiste d'Ennahda composé pour la plupart de singes du moyen age. Durant leurs mandat qui dure depuis 1 an et demi, ceux ci n'ont fait que jeté de l'huile sur le feu et proliféré la violence et la haine en Tunisie en nous divisant les uns contre les autres. Les singes d'Ennahda invitait des prédicateurs haineux du moyens orient qui appelait a la violence, des ligue de pseudo défense de la révolution qui ne sont que des bras armés supplétif, des milices militaires qui s'entraine a l'abris des regards, des cellules parallèles au ministères de l'intérieur, et ont en passe des belles chose. Quand leurs gourou le macaques Ghannouchi dit qu'ils faut parlé avec les salafistes et que ce sont nos enfants, et bien moi je l'invite a prendre les armes et d'aller aux cotés des militaires tunisiens au Mont Chaambi et ont verra s'il a des couilles le macaque Ghannouchi. Mais bon ca m'étonnerai que le macaques d'Ennahda sache lire une carte topographique.

Nos militaires tué pour rien


Nous avons une armée composé de jeunes soldat patriotique, mais leurs chefs sont nommé par allégeance aux pouvoirs, la plupart des officiers de l'armée tunisienne ont été nommé par le dictateur Ben ali. Des lors l'amateurisme et le nullisme est de rigueur parmis les officiers de l'état majors. Les militaires sont la depuis 6 mois au Mont Chaambi a lutter contre Al quaida et ont peut être sur qu'ils n'ont aucune experience du terrain et qu'ils n'ont jamais fait de manœuvre militaire. Je suis sur que l'entrainement est quasi inexistant dans l'armée tunisienne. L'Algerie aurait proposé leurs aide sur notre territoire, le pouvoir islamiste aurait dit Non. Et bien moi j'aurais dit oui, ca aurait été l'occasion pour l'armée tunisienne d'apprendre a lutté contre le terrorisme dans la foret et de voir comment procédé et d'apprendre et corrigé nos lacunes sur le terrain. Au lieu de ca notre état majors composé de vieux de la vieille envoie des recrues se faire descendre comme des pigeons .

Dans le dernier fait d'armes d'Al qaida en Tunisie je considèrent que l’embuscade de Jebel Chaambi dans laquelle 9 militaires des forces speciale tunisiennes ont été abattus, dont certains froidement décapités et sauvagement mutilés est une réponse sanglante à l’arrestation il y a quelques jours du terroriste algérien Kamel Ben Arbia alias Abou Fida. Tout cela n'est qu'une vengeance des terroristes suite a l'arrestation de leurs chef par les forces de sécurité algérienne sur une information de la part des services tunisien. Maillon fort de la nébuleuse d’Al Qaida au Maghreb Islamique, Kamel Ben Arbia alias « Abou Fida » jouait le rôle de trait d’union entre les terroristes tunisiens et algériens.

Evidemment aucune mesure na été prise sur le moment en cas de represaille et le cirque du Mont Chaambi continuera de plus belle et ils es des lors pas étonnant que dans l'avenir d'autre mort viendrons s'ajouté a la longue liste ....


dimanche 9 juin 2013

L'armée tunisienne

Une armée sous qualifié et dont le commandement est d'un autre age
Le chef d'etat major Rachid Amar prend le café au palais de Carthage avec le tartour

Bienvenu dans le cirque du Mont Jebal Chambi (Kasserine), le Mont chambi est occupé par des terroristes d'Al qaida qui ont établi leurs quartier d'été. Notre armée de singe tunisienne est depuis un mois dans les montagnes, curieusement depuis la confrontation face aux terroristes, les soldats de l'armée tunisienne tombe comme des mouches et déja 10 morts et AUCUNE ARRESTATION ! Une d’une dizaine de soldats ont été blessés à cause des explosions de mines dans la montagne. Et ca continue chaque jours, des soldats qui sont de la chair a canon meurt pour une bande de rond de cuir qui date du moyen age. Un jours c'est une mine qui explose et qui arrache des jambes, et un autres jours c'est des camions qui explose sur des mines. En tout cas le parlement et le gouvernement n'ont pas de compte a rendre sur c'est mort qui tombe comme des mouches, nous sommes un pays gouverné par des incompetents et je plains les familles des soldats qui sont livré sans aucun moyens humain et materiel face aux terroristes.

Dernier fait en date  

Exécuté par des collegues de 5 balles en pleine tete et 5 autres sur le corp
Pour le commandement de l'armée tunisienne, L’adjudant-chef de l’armée nationale Mokhtar Mbarki a été tué la nuit du 2 juin, par des tirs de c'est collègues. Ce n’est que vers 3 heures du matin (3 juin) qu’il a été transféré à l’hôpital de Kasserine. D’après les sources sur place, M. Mbarki aurait quitté son campement pour un petit pipi... D’après le ministère de la Défense, en revenant, il aurait refusé de s’arrêter, ignorant les “haltes”. Il a alors été abattu sur le champ par 10 balles tiré par c'est collègue dont cinq en pleine tête !  Apparemment nous avons une armée de sniper qui vise plus vite que leurs ombre la nuit en pleine tete et curieusement il ne tire pas sur les terroristes ! Pour en conclure si l'adjudant chef na pas obtempéré aux injonctions c'est qu'il devait etre sourd et muet, que fesait-il la bas a chassé les terroristes dans les montagnes ?

Les mensonges de l'armée


D'apres le ministère de la Défense pour comprendre comment un soldat aurait pu s’éloigner autant au point de se trouver près d’un autre groupe de soldats de la meme armée. M. Rachid Bouhoula, porte-parole du ministère répond que :" en retournant à sa position, M. Mbarki a pris un autre chemin".

Ben voyons, un autre chemin ! Etant moi meme un officier de reserve a l'OTAN, je peux vous dire que faire un pipi je ne marcherais pas 10 kilometres, un arbre a 50 metres suffira amplement sans prendre aucun risque de me faire tiré dessus ....

Vous avez bien compris, le faite d'aller faire un pipi, le chef de camps aurait du prendre le meme chemin de retour s'il voulait vivre.... Il a été sommé de s’arrêter (Halte) mais il a refusé d’obéir et il a été abattu comme un lapin. Bang Bang
C'est que notre armée tunisienne veux nous faire croire.

Je peux vous dire que si quelqun quitte mon groupe sous mon commandement et qui s'éloigne pour faire un pipi, celui ci nous le fera savoir et ira faire son pipi tranquillement. Il n'aura pas besoin de marché un kilometre la nuit dans la montagne. Et en cas de sommation, celui nous repondra que c'est bien lui qui s'approche et personne ne tirera sur lui. A moins bien sur qu'il soit un sourd muet, comme dans l'armée tunisienne.

Aujourd'hui ll faudrais arrêter de tourner autour du pot, nous avons une armée sous instruite, sous entrainé, sous équipée, et sclérosée par des officiers generaux nommé par le dictateur Ben ali trop. Trop occupée a faire des défilé militaire ceux ci devrais cédé la place a une nouvelle génération qui a étudié l"art de faire la guerre au sur le terrain. Au lieu de lancer de vrais programmes de défense et une vraie réforme de toute la défense nationale pour en faire une armée professionnel, nous avons une armée de singe qui ne savent meme pas mettre hors d'etat de nuire une bande armée d'Al qaida dans une foret. Mais cela ne les interresse pas, je sais que la misère financière derrière laquelle ils se cachent les arrange bien. Si le général Skik etait la et son équipe n’avaient pas été assassinés par des militaires de l'armée tunisienne, ils seraient eux même a chaambi maintenant.

Je vous laisse continué a croire aux mensonges de l'armée tunisienne dans la presse et leurs propagande bidon d'un autre age.

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